La poésie sur internet
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Par : Octave
Posté à 12h19 le 31 janv. 17
Jeux
Tu bois à ma source
Chaleur sous ta peau
Ardeur de ta langue
Rapide tempo
Ma main te caresse
Calme ton ardeur
Le désir progresse
Et s'ouvre la fleur
Un soleil qui brûle
Jusqu'à la douleur
Feu vif des morsures
Baisers ravageurs
Parfums qui s'épicent
De lourdes moiteurs
Nos sueurs confondent
Leurs fauves odeurs
Et sous les délices
Explosent nos coeurs !
Posté à 14h13 le 31 janv. 17
tout un programme en une extase sans pareil, au temple des fantaisies!
Merci de nous faire rêver...
Posté à 09h02 le 03 févr. 17
La Cuisse (Alphonse Gallais, 1903)
Rosoyante et galbeuse au contour génial,
La cuisse de la femme est l’étau du miracle,
Dont chaque serrement, au sein du tabernacle,
Pousse à son paroxysme un frisson idéal !
Elle est d'une souplesse étrange, et quand l'oracle
A la péroraison* se meurt - au point final -
Sa brûlure au rein souple étend, phénoménal,
Le spasme aigu qui brise entier l'iconolâtre**...
A la douceur joignant la force merveilleuse,
Ses pressements soudains, au seuil du frisson cher,
Font vibrer tous les nerfs en la danse joyeuse...
Et c'est, sous des cris vifs que les baisers étouffent,
L'Hymen sacré qui fait se croiser chaque touffe :
Triomphal exclamé vers les cieux par la chair.
(Alphonse Gallais, 1903)
Posté à 22h29 le 04 févr. 17
Bien osés sont ces vers pour l'époque sans équivoques, merci du partage!
Amitié
Aurore
Posté à 08h33 le 05 févr. 17
Puisque Marcek ouvre la voie aux poètes plus ou moins grivois, nous servant sans tergiverser la cuisse d'Alphonse Gallais, poursuivons cette leçon d'anatomie par un poème non moins érotique d'Alexis Piron.
Posté à 10h31 le 05 févr. 17
Les belles jambes
Colin, poussé d'amour folâtre,
Regardait à son aise, un jour,
Les jambes plus blanches qu'albâtre
De Rose, objet de son amour.
Tantôt il s'adresse à la gauche ;
Tantôt la droite le débauche.
Je ne sais plus, dit-il, laquelle regarder ;
Une égale beauté fait un combat entr'elles.
Ah ! lui dit Rose, ami, sans plus tarder,
Mettez-vous entre deux pour finir leurs querelles.
Alexis Piron 1689-1773
Posté à 10h33 le 05 févr. 17
Posté à 15h52 le 05 févr. 17
Posté à 11h37 le 08 févr. 17
Posté à 12h06 le 08 févr. 17
A la chaîne
J' travaille tout le jour à la chaîne
Fagotée dans mes habits blancs
Foulard exigé par l'hygiène
Les mains emprisonnées de gants
Un masque posé sur la bouche
Je manipule les objets
Pour qu'aucun microbe ne touche
Ce qu'une autre va emballer
Tu imagines la galère
Tu imagines le boulot
Ma vie serait bien trop amère
Si au bout, il n'y avait Julot
Julot, le gosse des banlieues
Qui travaille dur comme moi
Au moins quand on boulonne à deux
On peut boucler les fins de mois !
Mais ce n'est pas pour son oseille
Que je kiffe mon chérubin
C'est son regard qui m'émerveille
Et la vaillance de ses reins
A nous deux quand le soir arrive
Qu'on s'retrouve après le turbin
C'est le Paradis sur la rive
De la baignoire après le bain !
Pour lui, je me transforme en femme
La vraie, loin de ses habits blancs
Pour lui, je ravive la flamme
Et je réveille le volcan !
Longuement, je me démaquille
Des avanies de la journée
Je me fais femme et un peu fille
Juste un peu, pour l'émoustiller
Des bas de soie en transparence
Et les lacets d' un corselet
Sur mon buste fin qui s'élance
Portant haut des seins rondelets
Point besoin d'autres artifices
Pour aguicher mon beau minou
Pour lui, l'heure est toujours propice
Pour se prosterner à genoux
Devant la femme qu'il adore
Et qui redevient pour un temps
Rien que pour lui, encore, encore
L'amoureuse de ses vingt ans !
Posté à 16h28 le 09 févr. 17
J'aime cette poésie! Merci!
Posté à 16h52 le 09 févr. 17
Super !
J'adore, tout comme Aurore
Bravo Kallistea
Heureuse de voir que notre amie Paula s'est jointe à nous et apprécie aussi.
Posté à 18h12 le 09 févr. 17
Amoureux
Dérobons au temps fugitif
La page bleue du bonheur
Une nuit rien qu’à nous
Quand chantent les étoiles
Au firmament de nos toujours
Chair éblouie contre ta chair
Bras enlacés, nos lèvres jointes
Palpitation de nos désirs
En morsures et douces plaintes
Chute vertigineuse
En tournoiements soyeux
Baisers volés, donnés
En accords harmonieux
Sous la voûte des cieux
Tout l’or de nos promesses
Quand l’amour devient fou
Au feu de nos caresses…
Posté à 00h37 le 28 avril 17
superbe chant d'amour, merci Marcek pour cette sensibilité à laquelle je ne puis rester indifférente!
Posté à 11h31 le 28 avril 17
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