Je trouve ce débat très intéressant et je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de solidarité dans le financement des retraites. Le système mutualiste par catégories certes voulu à ses débuts par les différentes corporations n’est plus adapté à l’économie actuelle. Le PIB ne repose plus que sur de grandes entreprises qui sont pour la plupart financées par la spéculation.
On ne peut pas séparer le travail de son financement, ni celui-ci de son coût social, la MSA me le rappelle chaque année en indexant mes cotisations sur mon résultat professionnel et non sur mon revenu personnel.
N’avoir augmenté la dernière tranche d’imposition que de seulement 1% relève d’une pure hypocrisie, d’une véritable provocation pour les gens qui ne sont plus les ignorants d’autrefois.
Il ne peut y avoir spéculation sur une richesse si personne ne la crée ni avoir de richesse si personne ne la finance.
Aujourd’hui, on est face à un monde de profiteurs puisque l’on ne juge toujours que par le profit ( CAC 40). En réalité,un PDG est-il si responsable quand on lui verse une fortune lors de son départ forcé, lui saisit-on ses biens pour sa mauvaise gestion, lui demande-t-on des comptes sur ses stock-option dont il a largement profité sans effort financier ?
Bien entouré, ce n’est pas si terrible de suivre des marchés, de prévoir les coups de tabac, mais non on ne parle plus que de gestion à court terme, il faut rendre des comptes aux actionnaires et ainsi tant de richesse est ruinée.
Dans mon département le premier fromager d’Europe reste une entreprise familiale où les bénéfices sont réinvestis dans le travail ou le rachat d’entreprises en difficulté. La mondialisation n’y pèse pas sur les salaires toujours plus élevés que la moyenne du secteur. Chez elle le capital s’emploie à son véritable sens, ce qui pour rien moi n’a rien de provocant quand on voit combien le mot économie y garde son sens premier. Le gaspillage de produits et de moyens y est sans cesse traqué. Si le pays avait encore ce bon sens, il verrait mieux l’avenir.
A mon modeste niveau, je sais combien travail, économie et financement sont liés. Ce n’est donc pas en sollicitant toujours plus financièrement le travail avec les répercutions négatives sur le pouvoir d’achat français que l‘on créera de la richesse pour rembourser la dette publique.
L’allongement de la vie est un fait mais demander aux moins valides d’occuper la place des plus alertes est un autre non-sens économique. On déplace le problème du financement des retraites, on tente de camoufler un profond désir de généraliser une retraite par capitalisation, alors que l’on sait très bien ce moyen inaccessible pour les revenus modestes. Moi, j’y suis déjà obligé et je peux garantir combien il est difficile de financer la retraite des aînés, cotiser pour soi et mettre quelque pécule de côté, cela équivaut à se refuser des vacances pour espérer vivre ses vieux jour sans toujours se soucier de l’équilibre du budget. Travailler plus longtemps, à première vue cela semble évident mais ce sont deux ans où des successeurs ne cotiseront pas pour soi, donc c’est bel et bien reculer le problème et non le solutionner.
En résumé, pour moi c’est la nouvelle aristocratie et je refuse d’avaler ses dires, ce doit être trop pour un descendant des serfs.
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Une plaisanterie française pour finir
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