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Extrait de « L’Amant »

Par : Jim

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Joa

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Et je dirais même plus...
plus on avance en âge et plus on a envie d'apprendre et plus on se rend compte qu'on ne sait presque rien...

Que la vie est belle et débordante de trucs à découvrir
:-)

Posté à 00h58 le 02 févr. 12

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Evemarie

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Plus encore, ma réflexion, Jim, tant que la vie nous donne à apprendre, tant que nous avons cette soif d'apprendre, c'est un signe, d'une sorte d'immunité personnelle, nous sommes "intouchables "J'ai une théorie qui me fait dire que, qunad je ne serai plus animée de ces besoins vitaux, alors c'est que je lâcherai prise, ce sera une sorte d'approbation à ma propre non- inexsistence.

Posté à 09h27 le 02 févr. 12

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Extrait "Lettres à l'Amant" Mirielle Sorgue

Samedi 20 octobre 1962

".... Je crois comme vous que les grandes oeuvres naissent plus souvent de la frustration que de la vie comblée. L'écriture (ou tout autre expression artistique) n'est-elle pas un acte de possession? "Et si je l'écris, je le sauve" disiez-vous...."

Posté à 20h37 le 09 févr. 12

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Joa

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Moi perso
Si je l'écris, si je le peins...je le sors de moi...donc je m'en débarrasse

Posté à 13h31 le 15 févr. 12

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Ce que j'ai compris de ma lecture, c'est que justement elle posséde ou du moins essaye de posséder ses mots/maux au plus prés de son être... Son écriture est investie, me semble t-il, de ce qu'elle est intimement et qu'à sa façon elle cherche, par là, le moyen de s'en sauver (guérir, protéger, tirer de, sauvegarder...)en expression artistique, à quelque part une offrande sans prix... une force, une grâce mais aussi un terrible vertige de vivre et d'être vivante. Peut-être qu'ainsi et d'une certaine manière, elle se "sauve" d'elle même en "déposant/ se débarassant" de ses mots/maux trop envahissants, non?
Enfin toujours est-il ses livres sont à lire...

Posté à 14h07 le 15 févr. 12

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Jim

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La production dite artistique ne se réduit pas à une catharsis, elle est une façon d'imposer ce que je veux par opposition au monde tel qu'il est même s'il est fort bien, une façon d'imposer sa trace sans signature, comme la fleur pousse au pré sans volonté de centralisation sur son être car, comme chaque fleur, elle contribue au pré sans laquelle aucun pré n'existerait.

Posté à 19h24 le 15 févr. 12

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Jim je parlais d'expression et non de production. Même si elle soulève l'envie de produire certains de ses mots publiquement, vivante l'aurait-elle fait de cette façon, et comment l'aurait-elle fait???
Je ne sais pas... mais il y a là quelque chose qui me dérange...

Posté à 20h30 le 15 févr. 12

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Jim

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Quelle forme expressive aurait pris sa production si elle avait vécu ? Personne ne peut répondre à cela. Si l'on considère que ce dont nous disposons d'elle est inabouti, on peut songer à tout entre ce que l'on a et le chef d'œuvre, ou rien qu'elle jugeât digne de publication, car elle positionnait la barre très haut. Peut-être fallait-il qu'elle meure pour laisser quelque chose... Et si Rimbaud avait tout brulé ?

Posté à 21h12 le 15 févr. 12

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Je ne sais pas Jim... J'ai vraiment adorer lire Mirielle Sorgue mais je reste confuse.

Posté à 09h17 le 16 févr. 12

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Pierre

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Sylvie tu te demandes plus haut si pour créer il ne faut pas être "vierge" de tous savoirs.
Je lis plus bas que la création serait la fille des difficultés de l'être...
Les artistes (quel que soit leur art) dans la plupart des cas échappent heureusement à ces deux fléaux. Car le premier n'est souvent là que pour justifier les incapables et le second pour se donner un air...
Tu sais c'est air des romantiques échevelés le regard vers les lointains, qui pensent être le centre des attentions, parcequ'ils déballent leurs misères.

Je crois que pour véritablement se prévaloir d'une quelconque création il faut apprendre, encore apprendre, toujours apprendre.
Je ne connais pas de talents mis en valeur sans culture.
Il faut aussi,bien sûr, vibrer avec son temps, je ne veux pas dire qu'il faille accepter son temps, non au contraire, il faut le connaître pour bien en parler, et qui sait...Peut-être le changer.

Posté à 11h51 le 16 févr. 12

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Pierre, quand je dis être confuse, je le suis réellement. J'ai reçu les mots de Mireille Sorgue comme, comment dire et expliquer... Imagines être devant un horizon ou un tableau, une situation... peu importe ce que tu veux, souhaite, aime mais quelque chose qui pour toi est beauté, beauté simple, beauté nue. Tu vois quand je suis devant ce genre de truc, au final on peut me dire tout ce que l'on veut, je crois que je ne suis plus apte à comprendre les nuances, rire.

Posté à 12h04 le 16 févr. 12

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Pierre

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Oui... mais quel est le rapport avec "le savoir" et "la misère" de l'artiste?

Posté à 12h08 le 16 févr. 12

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"Souvent, dans la création, je me dis que finalement peut-être faudrait-il être « vierge » de toutes connaissances pour laisser glisser les mots sans soucis autre que de restituer l’élan émotionnel de l’être à l’unisson."

Tu me parles bien de cela Pierre?

Posté à 12h16 le 16 févr. 12

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Pierre

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oui, et je ne vois pas bien le lien avec ton message de 12h04...


Tiens, pour illustrer mon propos et tant que je suis dans les deschiens:
cool

Posté à 12h19 le 16 févr. 12

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Etonnant de m'apercevoir que finalement j'ai lu Mireille Sorgue sans la considérer comme artiste mais juste comme beauté, éloges aux mots à travers sa découverte, ses approches et bien plus me semble-t-il de l'Amour et son éveil.
Il est évident, à mon sens, qu'elle avait le savoir de bien des choses mais ce qui me donne cette sensation de glissement c’est peut être son côté « vierge » d'amour avec un grand A, elle le décrie d’une façon qui lui est propre (sensation qu’elle invente un langage, un langage amoureux), investie, subjuguée, à l’écoute au plus près de tout ce qui entoure cet amour.
Je sens que je m'enfonce dans les méandres de mon langage limité et j'en rage de ne pas pouvoir aboutir à l'exactitude de mes ressentis.

Posté à 12h36 le 16 févr. 12

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