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Subjectif subjonctif...

Par : Salus

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Lau

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Puisqu'on est dans l'impartif du subjoncfait, à moins qu'il ne s'agît d'une fanfaronnade, ici :

Dans 'le temps du doute'

'Fussé-je donc tant obtus
Que l'art du temps m'échappasse ?'


'M'échappât' serait plus adéquat

Posté à 19h55 le 17 avr. 26

Édité à 19h57 le 17 avr. 26 par Lau

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Salus

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Tu as raison, je m'avais trompé !
(J'arrange ça illico)

Posté à 21h38 le 17 avr. 26

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Jim

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La dame de Sévigné ne commettait aucune faute, à moins que cela ne fût volontaire, tant par bienséance que d'esprit.

Posté à 22h22 le 17 avr. 26

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RommelPh

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Cela me fait penser à ce souvenir de Ménage :

« Madame de Sévigné s’informant sur ma santé, je lui dis :
Madame, je suis enrhumé.
Je la suis aussi, me dit-elle.
Il me semble, Madame, que selon les règles de notre langue, il faudrait dire : je le suis.
Vous direz comme il vous plaira, ajouta-t-elle, mais pour moi, je croirais avoir de la barbe au menton si je disais autrement. »


https://www.guichetdusavoir.org/question/voir/70051

Posté à 19h44 le 18 avr. 26

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RommelPh

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Un nouveau subjonctif imparfait chez La Fontaine :


Je voudrais qu'à cet âge
On sortît de la vie ainsi que d'un banquet,
Remerciant son hôte, et qu'on fît son paquet ;


Difficile de trouver une différence avec le présent, sinon que l'imparfait semble plus élégant.

Posté à 19h39 le 23 avr. 26

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Vuthy

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D'autres, mélés de passé simple, attribués - à tort - à l’humoriste Alphonse Allais (1855-1905) :

Complainte amoureuse (adressée à la danseuse Jane Avril)

Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes !
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis ?
De quelle cruauté vous fûtes ?
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid, voir ce que je mis.
Ah, fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez.
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse,
Pour que vous m’assassinassiez !


D'autre part, n'oublions pas qu'à ses première et deuxième personne du singulier, le subjonctif imparfait du verbe "péter" n'est pas un terme grossier.

Posté à 02h33 le 24 avr. 26

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Arielle

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Sur sa couche où il se prélasse
se retournant soudain mon chien
honteux, flairant son popotin :
"je crains qu'à l'instant je pétasse"

emot24

Posté à 11h18 le 25 avr. 26

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RommelPh

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soit le poème suivant de M Genevoix :

Par la lande et l'ajonc
Gardeuse de dindons
Elle allait en balançant sa cotte
Pointue comme un chardon
Grêlée comme un poêlon
Ceux d'ici l'appelaient la Roussotte

Son vrai nom
Sa maison
Ses pensées, de pauvre sauvageonne
Ses bonheurs
Ses douleurs
Qui les sût, qui les comprît ? Personne

Vint un jour de printemps
Où la chétive enfant
Comme éclate un bourgeon d'aubépine
Vint à s'épanouir
Divinement fleurir
Elle fut désormais , la Rouquine

Ses désirs
Ses soupirs
Les émois de sa poitrine ronde
Ses ardeurs
Ses langueurs
Qui les sut, qui les prit ? Tout le monde

Sous l'églantier amer
Au vent noir de l'hiver
Que son souffle maudit nous emporte !
On la trouva gisant
Inondée de son sang
Oh ! Vous tous, notre Rouquine est morte

Corps si blanc
Corps charmant
Sur la langue où Satan vagabonde
Qui t'as tuée
T'as navrée ?
Le vent noir a sifflé : "Tout le monde ! "

Quand revint le printemps
Un tendre rosier blanc
A fleuri, radieux, sur sa tombe
Et la voix de l'enfant
Dans son parfum errant
A frémi comme un vol de colombe

Je passais
Je m'en vais
Au pays où le cœur s'abandonne
Oubliez
Vous rêviez
Mon vrai nom
Je vous le dis : "Personne"


Ma question porte sur le vers 12, que j'écris ainsi :
Qui les sût, qui les comprît ? Personne
Le subjonctif imparfait ayant une valeur de conditionnel :
qui les aurait sus, qui les aurait compris?

Et sur le vers 24 que j'écris ainsi :
Qui les sut, qui les prit ? Tout le monde
Cette fois à l'indicatif puisque, devenue rouquine, elle est désirée par tous.

Qu'en pensez-vous?

Posté à 19h24 le 20 mai 26

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Jim

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Dans le cas 1, on s'interroge sur la possibilité; dans le cas 2, la question porte sur les personnes.

Posté à 22h07 le 20 mai 26

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