Pour ma part, sonnet ou pas, je préconise le poème aux rimes calquées sur une œuvre existante. Ainsi, pour rendre hommage à Mallarmé :
Tout Orgueil fume-t-il du soir,
Torche dans un branle étouffée
Sans que l’immortelle bouffée
Ne puisse à l’abandon surseoir !
La chambre ancienne de l’hoir
De maint riche mais chu trophée
Ne serait pas même chauffée
S’il survenait par le couloir.
Affres du passé nécessaires
Agrippant comme avec des serres
Le sépulcre de désaveu,
Sous un marbre lourd qu’elle isole
Ne s’allume pas d’autre feu
Que la fulgurante console.
j'ai pondu la copie (?) qui suit :
(Conte de fées)
La douce Blanche-Neige, un soir,
Ayant croisé Margot la fée,
La traita de vieille empaffée :
Elle aurait mieux fait de surseoir !
Car l’autre, en guise d’à-valoir,
Toute de vengeance assoiffée,
L’ayant plus qu’à demi scrafée,
La balance au fond du saloir.
Avec fureur, elle éviscère
Sa présomptueuse adversaire
En la traînant par les cheveux ;
Et puis, l’aspergeant de gazole,
Triomphante, elle y fout le feu :
Ça rassérène et ça console.