Sans aller jusqu'au dithyrambe de l'IA, je trouve le poème de Coluche assez représentatif de ce que le plus grand nombre considère comme "poétique". Comme au temps du romantisme il est sentimental et centré sur le "Je".
Perso, si je ne déteste ni Musset, ni Lamartine, ce n'est pas pour ce qu'ils disent (qui me fait bien rigoler) mais pour comment ils le disent, avec une patte de très haut niveau.
À notre au crédit de Coluche, il n'use guère de poncifs, sinon pour les tourner en dérision. Les arbres qui s'envolent et les oiseaux qui fleurissent poétisent carrément ce poème un peu mal barré.