Baudelaire et les longs poèmes

Par : Pierre Lamy
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Jim

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Tous les cas de figure sont possibles.
Le mauvais est toujours trop long.
Et, pour aller à contre sens de la mode, l'auteur doit espérer que le lecteur se hisse à son niveau.
Le bankable, c'est le contraire.

Au fait : dans quel but écrit-on ?

Question subsidiaire : pour quelle(s) raison(s) lit-on ?
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Pierre Lamy

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Ça dépend des gens,
Moi, c'est pour passer le temps vu que la vieillesse m'a trop affaibli pour que je fasse du sport.

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Arielle

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Je crois que j'écris pour mettre en mots les émotions qui me turlupinent ou garder en mémoire des images qui m'ont touchée.
Lancer mes messages à la mer dans leurs petites bouteilles que la marée du web emporte me convient parfaitement et je suis comblée quand, parfois, quelque promeneur-lecteur trouve et débouche l'une d'entre elles puis me le fait savoir.
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Jim

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Porter un masque pour n'être vu quand je me dévoile.
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Salus

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Je chante pour passer le temps
Petit qu’il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le cœur content
A lancer cailloux sur étang
Je chante pour passer le temps

J’ai vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j’ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n’est plus pareil
J’ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d’avec la gloire
Nos yeux furent premiers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l’alouette à nos genoux
Allons que ces doigts se dénouent

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu’importe à présent qu’on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s’est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et j’en dirais et j’en dirais
Tant fut cette vie aventure
Où l’homme a pris grandeur nature
Sa voix par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et j’en dirais et j’en dirais

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s’use l’archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l’ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante...



Par Aragon, sur le front populaire, la mélancolie et notre humanité
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Assonance

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Lorsque j'écris, je pense à expandre le naturel de l'âme au monde sensible des mots. (tous à des degrés différents)
L'idéal étant de ne pas se brûler et même que la sensation soit douce et agréable, pour moi tout d'abord, et si le lecteur apprécie, la réciprocité est amicale.

Je ne sais pas si c'est une bonne chose mais j'ai décidé il y a longtemps de n'écrire que les qualités des choses afin de ne pas m'affliger, et le lecteur par la même occasion. Sans mièvrerie ou mielleuses paroles, garder ce principe et l'exercer rend la vie du poète que je suis + aisée.

Les sentiments étant un vecteur de réactions parfois non contrôlées, je préfère m'abstenir du doute de certaines pensées trop extravagantes, pour la tranquillité de l'esprit.

Le calme recherche le calme, je crois.

Pour la question subsidiaire, je lis pour élargir mes connaissances et augmenter mon savoir des choses de la vie.

J'ai décidé de ne lire aucun roman et de me concentrer sur la poésie et les livres de sagesse, quand les deux sont liés, c'est le top.

Parmi les livres, beaucoup de réponses se trouvent, l'âme dans sa quête sait reconnaitre ce qui lui est bénéfique. (enfin c'est ce que je pense). Etre sublimé par une pensée ancestrale, quelle belle façon d'agrémenter son temps.

Bonne soirée.

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Tontonjacques

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@Arielle : H aïkus, avec un h initial, nom de bigre ! Trop facile de prétendre s'être réfugiée en Irlande pour esquiver la question !
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Tontonjacques

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Hugo, le Grand Moulin à Alexandrins en chef (je lui pardonne uniquement parce qu’il a aussi écrit Les Djinns – il est vrai qu’il était jeune alors) a conclu je ne sais plus quel recueil par un poème intitulé « Amis, un dernier mot », qui m’a fait bondir sur ma chaise. Je lui ai donc répondu vertement en ces termes :

Un dernier mot, dit-il. Tu parles ! Plût au Ciel
Que ce pesant bavard s’en tînt à l’essentiel !
Mais non, c’est reparti, et le bougre s’obstine
À renchérir, pour mieux rallonger la tartine !
Le voilà qui s’épand sur Lisbonne et Milan,
Qui invoque l’Irlande et son sort désolant !
Il peint la Grèce en pleurs, et le destin tragique
De Dresde, de Modène, et du lion Belgique !
Je craignais, il est vrai, qu’il n’abordât le cas
Douloureux du Zambèze, ou du Tanganyika :
Non, sauvés. Mais un mot ! Un mot, pas quatre pages !
Nous savons que partout triomphe l’étripage ;
Épargne-nous, de grâce, Andorre et Saint-Marin,
Ou même Alexandrie et tes alexandrins.

Et, perfidie supplémentaire, j’ai remplacé la citation initiale :

« Toi, vertu, pleure si je meurs »
(André Chénier)

par

« Je suis le grand ventilateur
des bananiers ».

J’espère l’avoir ainsi rhabillé pour l’hiver.
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Machajol

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J'écris mes ressentis , en regardant un tableau, une image, écoutant une musique.

J'écris sur des évènements "sociaux"...

La nature, l'océan m'inspirent,

Parfois un exutoire au maux, au mal être, aux malaises ...

Une délivrance, un souffle. L'écriture aide à respirer, à souffler,

Et le partage qui en résulte rejouit l'âme....

L'écriture fait "voyager" ailleurs
Au delà de nos quotidiens

Elle est inspirations et expirations
Une respiration....