Marelle

Par : Arielle
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Salus

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Que des bonnes lectures ici !
Continuons d'alimenter le sujet :

Tiré des "Descriptions expérimentales"


Enfance


La terreur due au dard du monde
Et des "miaouques" sur les chaussettes

Défaites
Et honte

Puis les mûres aux bords des champs
Et déjà l'art d'être heureux seul

Linceul
Des chants

Le bruit froid d'un clou dans le rêve
Ravivé par l'espoir futile

Quelque île
D'autre Eve

Merveilleuse insincérité
Gabegique imagination

Fiction
...Beauté ?
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Lau

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Jeux


Ce n’est qu’une fourche en bois de poirier,
Un carré de cuir que tend l’élastique,
Une initiation à la balistique,
Une mise en scène d’aventurier.

Dans mon camp zéro, derrière un mûrier
Je jette des glands, la courbe elliptique
Finit sur la tôle, -oh quelle acoustique !-
Crétèle la poule au son du guerrier.

Puis las de lancer des chênes, les balles
-le silence est long dans les intervalles-
C’est auprès du ru que vais m’amuser :

Je plante en son flot, les fourches jumelles
Et l’axe s’emballe au train des lamelles,
Ce moulin me sied sans jamais m’user.
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Machajol

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La confiture de mamie





Les figues bien dodues, noires en forme de poire
Cueillies dans le jardin sous l'immense figuier
Ployant au vent d'autan par les automnes clairs
Saveur si délicate en bouche gouleyante


Dans le panier d'osier elles trônaient sauvages
Une main d'enfant sage attirée au passage
Saisissait le fruit mûr et courait se cacher
Loin des convoitises des cousins envieux


Quand les pots murmuraient leur chanson bien sucrées
C'était à l'unisson que nous étions bien fiers
De tremper notre doigt dans le goût délicat
Arômes délicieux, des anges des cieux


Puis sur les tartines de mamie la divine
Nommée Ludivine, nous faisions des grimaces
Nos faces de gamins barbouillées aux éclats
De confitures gaies éclaboussées de rires
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Mimmo

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L'ami imaginaire

On se retrouvait dans la solitude.
Qui n’existait plus, puisqu’on était deux.
C’était naturel et si merveilleux
D’être bien ensemble en toute quiétude..

Il était mon double et ma délivrance
Le film à l'envers qui corrige tout.
Il était je crois mon cher garde-fou
Mais le l’ignorais, c’est cela l’enfance.
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Arielle

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Merveilleuses enfances !
Seule avec soi-même comme Salus et Mimmo Inventive et jamais en panne d'imagination comme Lau ou sucrée et gourmande avec Machajol
Le sujet semble inépuisable
😊 😊 😊
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Tontonjacques

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Souvenirs scolaires

Bertrade de Montfort, reine capétienne,
Avait séduit Philippe, insoucieux gandin ;
Mais l’affaire excitait plutôt notre dédain,
Comme nous assommaient les langues anciennes.

Tout cela valait-il vraiment qu’on le retienne ?
On n’allait pas non plus se faire du boudin
Pour les Austro-Hongrois ou les Gréco-Romains :
Qu’importaient après tout Athènes, Rome ou Vienne.

Nous préférions de loin répéter la leçon
Qui disait : si c’est rond — gag usé, mais passons —
Ce n’est donc point carré (merci à La Palice).

Et, gloussant à part nous à ce mot astucieux,
Tous, nous prenions un air convenable et studieux —
Grammatici certant, les autres applaudissent.
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Arielle

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« Par cœur »

« Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.»*


Nous ânonnions cette romance
fleurant la craie l’ardoise et l’encre
sans en saisir la quintessence

Scandé par nos voix de faussets
l’automne avait moins de sanglots**
que de marrons dans son gousset

Cognant de son aile aux carreaux
le vaste ciel si bleu si calme***
nous détournait du noir tableau

Du coin de l’œil nous guettions l’heure
d’aller lâcher sous le préau
le cri des cancres du par cœur

Forçats libérés de leurs chaînes
nous ne goûterions que plus tard
la mélancolie de Verlaine
qui sommeillait dans nos mémoires

*Extrait de Poèmes saturniens
** Les sanglots longs des violons de l’automne
*** Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme !
Sagesse de Verlaine

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Tontonjacques

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Petits gredins

On regrette parfois le galopin qu’on fut,
De ceux que, natürlich, les braves gens détestent ;
On visait les sommets, même si, sans conteste,
Un contrepet n’était souvent pas de refus.

Et même, on provoquait un fabuleux raffut
Lorsque l’on déclamait, à l’heure de la sieste,
D’une voix de fausset, ces deux vers un peu lestes :
« La main entre les caisses,
Le doigt dans l’ trou du fût ».

On tapotait aussi le clavier, sans surprise ;
L’air était bien connu, la chanson vite apprise,
Les notes couraient sous nos doigts inexercés.

Et si l’on ne crachait pas vraiment sur Verlaine,
C’est bien ces quelques mots : Mit dir, Lily Marlène
Qui nous allaient au cœur, puceaux bouleversés.

👋
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Arielle

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L'humour chez les petits gredins : tout un poème !
🤣