Je vais finir par faire des émules dans le cadre du haïku… Tant mieux !
Automne brûlé
au bout du col le thé fume
la terre respire
Ça me semble déjà nettement meilleur, ça coule naturellement, c’est bien écrit, et on comprend mieux le « col ». Pour moi, il reste une ambiguïté sur le mot « terre » : logiquement, il s’agirait du matériau de la théière (« terre cuite »), mais quand on lit, on pense plutôt à la Terre, et on se demande un peu où est le rapport (d’autant qu’il existe des théières en tout un tas de matériaux). Je pense que (si c’est bien cela), il faudrait caser l’expression « terre cuite », qui en plus ferait écho à « brûlé », mais je ne sais pas comment le tourner (en si peu de syllabes). Dans le haïku, à mon avis, il ne faut pas que le lecteur ait à se gratter la tête, il doit y avoir un caractère de simplicité et d’évidence, en même temps qu’un « coup d’œil » inattendu : pas facile !
Le grand cygne blanc
ronds dans l'eau grâce et beauté
terre parfumée
Trop « joli » : grâce, beauté, parfum… Il faudrait suggérer ces termes plutôt que les dire.
S'invite l'été
l'éventail de mes dix doigts
évente l'amour
Pas mal, ça… bien vu en tout cas, pas trop torturé, à part peut-être l’inversion de la 1ère séquence ? La répétition de éventail / évente me paraît justifiée ici.
Le thé parfumé
en volutes de fumée
sur la terre bleue
Intéressant, notamment la rime et l’expression « terre bleue ». Sans doute pas tout à fait un haïku, mais on s’en rapproche.
Puisque l'odeur du thé monte et que la terre exhale.
Un cygne s'envole ?
L’idée me paraît bonne, il n’y a plus qu’à mettre en forme… (« Un cygne s’envole » ferait déjà une bonne fin : 5 syllabes).