Le cesna stone

Par : Lau
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Lau

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Ces vers sont à l'endroit quand le droit, c'est l'envers ;
La rime tourne avant que le vent ne l'arrime.


Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !*
Il en mêla des sons, troubla des caberlots,
Noyés sous la rythmique usant tous les courages
A deviner les sens de tous ces loin mirages,
Et se désespérer, dire mille au revoirs
Mais revenir encor, encor là tous les soirs !

Une obsession tenace, et qui dure et qui dure
De comprendre un couplet qui, malgré sa froidure,
Nous baguenaude, heureux, sous la pluie et le vent,
Quitte à se retrouver Gros Jean comme devant.
Recommencer toujours, danser, courir, ingambe,
Et saisir une note ; elle sera la rampe
De lancement car un beau jour, nous serons vieux ;
Mais entre nous, Humains, que peut-il être mieux
Que de guincher au son des hautbois et des cuivres,
Et d’égarer notre âme entre l’elfe et les guivres (?)

*Dernier vers du poème de St. Mallarmé, Brise marine

https://fr.wikisource.org/wiki/Vers_et_Prose_(Mallarm%C3%A9)/Brise_marine
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Tontonjacques

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Le geste auguste du semeur
N’a pourtant pas fait fuir le squale
Et n’adoucit pas mon humeur
Lorsque je hisse la grand-voile.

Pour tout vous dire, ce pingouin
Semble sujet à la démence ;
Car, entre nous, qu’a-t-il besoin
De jeter ici sa semence ?

Non, il n’est pas d’un grand secours,
Surchargeant notre périssoire
Avec ses packs de Kronenbourg
Car il ne pense à rien qu’à boire.

Ne craignez rien, ce moussaillon,
Je vais lui foutre une peignée
Et puis le flanquer au bouillon :
Baignade certes bien gagnée !

Quand on manœuvre au gouvernail,
Au diable Hugo ou Baudelaire !
Ne faisons pas dans le détail :
Les péquenots, c’est la galère !

https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/saison_des_semailles_le_soir
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Lau

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Mes deux rimes

Un vol de papillons arrêté dans l'extase,*
Un kaléidoscope où l’éphémère entasse
Des contes à rebours, quand le lapin, le faon,
Dans le reflet du lac, se chalent peu du taon
Qui pique, en son défaut, l’axe du verbe et mêle
La surannée image, iris, or la prunelle
De l’œil d’un souvenir flou ne voit, la couleur
S’estompe et le parfum n’anime plus la fleur ;
Au cœur, c’est le Léthé, c’est l’émotion qui gronde,
La raison, vainement, vole en stérile aronde.



* Dernier vers du poème du V. Hugo, Mes deux filles

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contemplations/Mes_deux_filles