La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Lau
En Bretagne le P.L.U,
Délivré par un gars accorte,
Ne prend jamais garde à la côte !
(Sinon, l'on est très bien reçu)
Oups ! excusez-moi, les pays, vl'a que je mélange tout !
(J'aime beaucoup, Lau, cette "originelle lue" que je comprends comme une transformation - alchimique - du verbe en nom commun : "une lue", un peu comme "le boire")
Posté à 16h55 le 04 déc. 24
c'est le lavoir
des sangs lavés
on y peut voir
sous les pavés
...la plage.
Posté à 22h49 le 04 déc. 24
Pierre, Pierre,
Yec'hed mat
Salus,
Le "lue", ici, je l’employais comme un participe passé accolé à l’implicite « histoire » ; ton interprétation est cependant séduisante d’autant que les flexions du verbe « lire » font sens quand on les nominalise et que l’on adopte une approche de la lecture (notamment des contes) psycho-linguistique, socio-affective et culturelle.
Cf les travaux de Michel Picard (La lecture comme jeu, Minuit, 1986). La répartition tripartite qu’il a proposée entre « liseur », « lu » et « lectant » est utilisée dans bien des contributions comme concept opératoire : « Ainsi tout lecteur serait triple […] : le liseur maintient sourdement, par ses perceptions, […] la présence liminaire mais constante du monde extérieur et de sa réalité ; le "lu" s’abandonne aux émotions modulées suscitées dans le Ça, jusqu’aux limites du fantasme; le lectant, qui tient sans doute à la fois de l’Idéal du Moi et du Surmoi, fait entrer dans le jeu par plaisir secondarité, attention, réflexion, mise en œuvre d’un savoir, etc.
J’en suis encor qu’on gueulait « Hue ! »
Au Finistère ou sur l’îlot ;
Le POS, là, j’y suis bien trop sot
Bien que je voie un sol qui mue.
Posté à 15h35 le 06 déc. 24
Michel Picard, ça a l'air passionnant ; cet angle freudien me semble pertinent.
Comme de Sparte l'est l'ilote
Ou quelque autre esclave de Mu,
Féal à la mer je sanglote :
De son essor je suis ému !
Ce message a été édité - le 06-12-2024 à 18:58 par Salus
Posté à 18h57 le 06 déc. 24
Ce concept triangulaire ne peut, certes, nous empêcher de penser à Tonton ‘la branlette’ Freud. Bon , lui il me fatigue. Mais il n’a pas dit que des conneries et même Lacan l’a rejoint dans ce domaine qui nous occupe : le « sinthome », soit « ce qui assure un lien indéfectible entre le Réel, l’Imaginaire et le Symbolique ».
Couac île en soi, revenons à la Grèce, notre mère, et qui nous tient chaud l’hiver.
J’ai pour Achille et son brulôt,
Fière nef qui me remue
L’admiration comme un goulot :
La mort et cette gloire est due !
Ce message a été édité - le 06-12-2024 à 19:43 par Lau
Posté à 19h42 le 06 déc. 24
"Fière nef qui me remue"
Le Littré refuse de me donner ni fier ni fière (?), mais je suis à peu près certain que c'est une synérèse, or et d'un tacite et logique accord, nous ne trahissons que les diérèses (surtout moi) ; et puis :
"Bien que je voie un sol qui mue"
D'un égal et latin étymon (mutare), ne me semble pas ici d'un sens très éloigné ?
Je te laisse la responsabilité de la décision, mais un seppuku serait élégant...
(Freud, tout connard paternaliste qu'il ait été, reste un immense savant, et Lacan, autre enfoiré de haut vol, s'en est plus qu'inspiré)
Ce message a été édité - le 06-12-2024 à 22:40 par Salus
Posté à 22h29 le 06 déc. 24
Une syllabe, oui
https://www.littre.org/definition/fier.3
Ce message a été édité - le 07-12-2024 à 10:52 par Lau
Posté à 04h09 le 07 déc. 24
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.