Curiosités du vers

Par : Salus
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Salus

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Homophonies vocaliques et consonantiques croisées, allitérations haletantes et mètres atypiques,

Verlaine était le roi torve
Du vers rare et chantourné
Car dans les cités d'Our né
Son art jamais ne se vautre* :

(*Encore que...)

L'autel bas s'orne de hautes mauves


L'autel bas s'orne de hautes mauves,
La chasuble blanche est toute en fleurs,
A travers les pâles vitraux jaunes
Le soleil se répand comme un fleuve ;

On chante au graduel : Fi-li-a !
D'une voix si lentement joyeuse
Qu'il faudrait croire que c'est l'extase
D'à-jamais voir la Reine des cieux ;

Le sermon du tremblotant vicaire
Est gentil plus que par un dimanche,
Qui dit que pour s'élever dans l'air
Faut être humble et de foi cordiale ;

Il ajoute, le cher vieux bonhomme,
Que la gloire ultime est réservée
Sur tous ceux qui vivent dans la pompe,
Aux pauvres d'esprit et de monnaie ;

On sort de l'église, après les vêpres,
Pour la procession si touchante
Qui a nom : du Vœu de Louis Treize
C'est le cas de prier pour la France.




Ce message a été édité - le 15-07-2024 à 10:28 par Salus
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Arielle

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Je ne connaissais pas à Verlaine cet art de chantourner les vers ! Merci pour cette découverte
😊
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Jim

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Il suffit, Arielle, de lire autres que les recueils toujours cités, ici en particulier celui d'une retour à la religion intitulé Bonheur, comme Sagesse l'est aussi. Verlaine s'évertua à sortir de la régularité en laquelle il excellait.
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Salus

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Qui a nom : du Vœu de Louis Treize

...Tiens, un autre hiatus ; ce brave Paul était encore bourré !
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Salus

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Les enfants, j'ai trouvé un truc incroyable, dans mes bouquins, mais ça va prendre un peu de temps pasque j'ai pas le texte sur le net, faut que je le tape : c'est un texte d'Eugène Deschamps (fin du 14ème) et que Villon, presque un siècle plus tard, a refait à sa sauce, hommage et pillage étant les deux mamelles du poète !

Patience, je vais finir par m'y mettre...
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Jim

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Cherche plutôt à Eustache... tu devrais trouver qqch en ce cas, lol ! 👋
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Salus

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Oups ! tu as raison, mais j'ai cherché à "Deschamps", bien sûr !
(Si tu trouves la balade 97 qui commence par
"De couperos, d'alun, de vers de gris"
Tu gagnes un caramel ! (mou)
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Jim

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Je farfouille...
En attendant, pour que tu patientes sans douleur :

CHANSON ROYALE



Une brebis, une chièvre, un cheval,
Qui charruioient en une grant arée,
Et deux grans buefs qui tirent, en un val,
Pierre qu’on ot d’un hault mont descavée,
Une vache, sans let, moult décharnée.
Un povre asne qui ses crochès portoit,
S’encontrèrent. L’asne aux bestes disoit :
« Je vien de court. Mais là est uns mestiers
Qui tond et rest les bestes trop estroit:
Pour ce, vous pri, gardez-vous des barbiers ! »

Lors li chevaulx dist : « Trop m’ont fait de mal,
Jusques aux os m’ont la chair entamée :
Soufrir ne puis cuillier, ne poitral. »
Les buefs dient : « Nostre pel est pelée. »
La chièvre dit : « Je suis toute affolée. »
Et la vache de son véel se plaingnoit,
Que mangié ont. — Et la brebis disoit :
« Pandus soit-il qui fist forcés premiers !
Car trois fois l’an n’est pas de tondre droit.
Pour ce, vous pri, gardez-vous des barbiers !

« Ou temps passé, tuit li occidental
Orent long poil et grand barbe mellée ;
Une fois l’an, tondirent leur bestal,
Et conquistrent mainte terre à l’espée ;
Une fois l’an firent fauchier la prée ;
Eulx, le bestail, la terre grasse estoit,
En cet estat, et chascuns labouroit ;
Aise furent lors nos pères premiers.
Autrement va chascuns tout ce qu’il voit :
Pour ce, vous pri, gardez-vous des barbiers ! »

Et l’asne dist : « Qui pert le principal,
Et c’est le cuir, sa rente est mal fondée :
La beste meurt ; riens ne demeure ou pal
Dont la terre puist lors estre admandée.
Le labour fault : plus ne convient qu’om rée,
Et si faut-il labourer qui que soit,
Ou les barbiers de famine mourroit.
Mais joie font des peaulx les pelletiers ;
Deuil feroient, qui les escorcheroit :
Pour ce, vous pri, gardez-vous des barbiers ! »

La chievre adonc respondit : « A estal
Singes et loups ont ceste loy trouvée,
Et ces gros ours du lion curial,
Que de no poil ont la gueule estoupée,
Trop souvent est nostre barbe coupée
Et nostre poil, dont nous avons plus froit ;
Rere trop pres fait le cuir estre roit ;
Ainsi vivons envix ou voulentiers :
Vive qui puet : trop sommes à destroit :
Pour ce, vous pri, gardez-vous des barbiers ! »


Voir aussi :
https://lespoetes.net/poeme.php?id=3082&cat=ph

Dois-je comprendre que tu aurais sous la main son « L'art de dicter et de fere chançons, ballades, virelais et rondeaux » ? Et le projet de copier les 100 pages de cette section VII ?

Sa rupture d'avec la poésie chantée est à noter, fréquentant Guillaume de Machaut.

- SOME TIMES AFTER...

Je n'ai pas de poème dans mon Eustache (Lettres Gothiques) commençant par ce vers.



Ce message a été édité - le 13-07-2024 à 17:51 par Jim
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Salus

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Je ne sais ce qu'il en est de ce texte, mais Deschamps, largement avant La Fontaine, avait repris bien des fables d'Esope !

(Tu ne dois-je pas comprendre ça, je tire ces vers d'une anthologie dirigée par Eluard.
100 pages ? Ce n'est qu'une ballade, et il en manque un bout.




Ce message a été édité - le 14-07-2024 à 00:48 par Salus
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Jim

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d'après le site https://www.arlima.net/eh/eustache_deschamps/ballades.html, il existerait 1175 ballades pour les seules dites de moralités. Il est clair que le recueil de Lettres Gothiques est incomplet. Il est vrai qu'elles ne prétendent pas l'être.
J'ignorais cet intérêt de Paul Eluard Pour Eustache, bonne nouvelle ! Mais où a-t-il pêché ses infos ?
"L'art de dicter" n'est pas une ballade, mais un essai qui fourmille de définitions agrémentées d'exemples: passionnant !
Sûr que nous devrions le lire et l'étudier quand on est scolaire, mais qu'étudie-t-on dans la niche stérilisante ?



Ce message a été édité - le 13-07-2024 à 21:05 par Jim
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Salus

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Oui, ballade, mais je parlais de celle de Deschamps...

Demain ? je vous poste ça, promis,
Mais là, je vais rejoindre Morphée,
Orphée et tout un monde de fée ;
Demain ! rien ne sera, sûr, omis.


...Bien vilain ce quatrain ; il est temps que je dorme !



Ce message a été édité - le 14-07-2024 à 00:50 par Salus
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Salus

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yes, ça vient ! (merci pour cette motivante impatience, Sylvain !)

Donc, j'ai trouvé ces textes, qui disent tous deux à peu près la même chose - et pour cause, car le sieur Villon a repris le même thème (les fâcheux, critiques maroufles, malveillants et venimeux envieux de leur art respectif), le même thème et quasiment les mêmes mots ; ainsi c'est un hommage dévoilé par une copie non conforme, sur un fond commun quelque peu alchimique, que maître Villon rend à son grand prédécesseur, Deschamps, que je vous sert en premier ; et ce que je viens de vous dire servira de traduction, si j'ai pu le comprendre, faites un effort, vous y arriverez aussi, il convie ses zoïles à un repas bien dégueulasse !
(Villon, lui, leur fera frire la langue)


Ballade (97)
Par Eustache Deschamps
(j'ai bien peur qu'il ne manque, après ou avant le dernier vers, un morceau du texte, peut-être disparu)


Balade

De couperos, d'alun, de vers de gris,
De sal gemme, de souffre vif saillant,
De realgar, d'elbore blanc et bis,
De sublimé, d'arsenic undoyant,
De salpetre, de vitreol luisant,
D'amoniac et de bol armenique
Avec foison de chair de basilique,
En potage par morselès luysans,
En my la mer, cascun sur une brique,
Soient servis au disner mesdisant !

Après soient pour eulx servir convis
Tous envieux, au col un beau carcant,
Et portent ros : cox vielx et chas pourris
Sausse de fiel aigre et mal odorant,
Serpens farcis, cameline en doublant
Ayent avec, et pour boyre autentique
Yaue puant habondaument, si que
Leurs estoumas n'ayent frissons nuysans !
En tel estat moistement, loing de disque,
Soient servis au disner mesdisant !

Pour entremaiz soient boteraux pris,
Laisardes, tirs, couleuvres d'abondant,
Et pastés faiz d'arrement paremplis !
S'y aient tout jeuné IIII. mille ans,
De tous ces mès pour vivre par phisique
Soient servis au disner mesdisant !




OK ? (Les "e" muets, jusqu'à Villon et au-delà, se prononcent : lire "soiEnt", balade, à l'époque, ne prenait qu'un "l" et le reste est à l'avenant)


Donc, là on serait vers la fin du 14ème, puis Villon reprit le flambeau (vers la fin du 15ème), je vous ai trouvé une traduction pour celui-ci, c'est dommage, l'autre, plus ancien, aurait mieux mérité qu'on le traduise ; en tout cas personne du net ne semble avoir remarqué cette absolue similitude entre les deux textes ; je vous laisse juge :

Texte de la ballade dite "Des langues ennuyeuses" dans le français de l'époque, selon les "Lettres Gothiques" et essai de traduction en français moderne (Wikitruc)


En rïagal, en alcenic rocher,
En orpiment, en salpestre et chaulx vive ;
En plomb boulant, pour mieulx les esmorcher ;
En suye et poix, destrampée de lessive
Faicte d’estront et de pissat de Juisve ;
En lavaille de jambes à meseaux ;
En raclure de piez et vieulx houzeaux,
En sang d’aspic et drocques venimeuses ;
En fiel de loups, de regnards et blereaux,
Soiënt frittes ces langues ennuyeuses !

En servelle de chat qui hait pescher,
Noir, et si viel qu’il n’ait dent en gencyve ;
D’un viel matin, qui vault bien aussi chier
Tout enraigé, en sa bave et salive,
En l’escume d’une mulle poussive,
Detrenchée menu à bons cyseaux ;
En eau où ratz plungent groins et museaux,
Regnes, crapauds, et bestes dangereuses,
Serpens, laissars, et telz nobles oiseaux,
Soiënt frictes ces langues ennuyeuses !

En sublimé, dangereux à toucher,
Et ou nombril d’une couleuvre vive ;
En sang c’on voit es poillectes sechier,
Sur ces barbiers, quand plaine lune arrive,
Dont l’un est noir, l’autre plus vert que cyve,
En chancre et fix, et en ces cleres eaues
Où nourrisses essangent leurs drappeaux ;
En petits baings de filles amoureuses
- Qui ne m'entant n'ay suivy les bordeaux -
Soiënt frictes ces langues ennuyeuses !

ENVOI.

Prince, passez tous ces friands morceaux,
S’estamine , sacs n’avez de bluteaux,
Parmy le fons d’unes brayes breneuses ;
Mais, paravant, en estronc de pourceaux
Soiënt frictes ces langues ennuyeuses !






TRADUCTION :

En réalgar, en minerai d'arsenic,
En orpiment, en salpêtre et chaux vive,
En plomb bouillant pour mieux les amorcer,
En suif et poix, détrempé de lessive
Fait d'étrons et d'urine de Juive;
En eau de lavage de jambe de lépreux;
En raclure de pied et vieux vêtements ;
En sang de vipère et drogues venimeuses ;
En bile de loup, de renards, de blaireaux,
Soient frites ces langues envieuses !

En cervelle de chat qui hait pêcher,
Noir, et si vieux qu’il n’ait dent en gencive ;
D’un vieux mâtin, qui vaut bien aussi cher
Tout enragé, en sa bave et salive ;
En l’écume d’une mule poussive,
Découpée menu à bons ciseaux ;
Dans l'eau où les rats plongent leurs museaux,
Les rainettes, les crapauds, ces bêtes dangereuses,
Les serpents, lézards, et ces nobles oiseaux,
Soient frites ces langues envieuses !

Sublimé, il est dangereux à toucher ;
Et au nombril d’une vipère ;
En sang qu’on mets à sécher en paillettes,
Chez ces chirurgiens, quand la pleine lune arrive,
Dont l’un est noir, l’autre plus vert que ciboulette,
En chancre et tumeur, et en ces répugnantes cavités,
Où les nourrices lavent les langes ;
En petits bains de filles amoureuses
- Qui ne comprend n'a fréquenté les bordels -
Soient frites ces langues envieuses !

ENVOI.

Prince, dégustez tous ces morceaux de gourmets,
Pour trier vous qui n’avez, pour tamis grossiers,
Qu'une culotte souillée
Auparavant par des étrons de porc
Soient frites ces langues envieuses !





Ce message a été édité - le 16-07-2024 à 09:08 par Salus
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Salus

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Je vois que ça vous a laissé muets...

Ce qui suit, je vous en avais vaguement parlé ; c'est une des pires vacherie que le monde de l'édition ait faite à la poésie !

Outre un hiatus justifié par la rime, précieuse entorse à laquelle je m'adonnais avant de la remarquer chez d'autres, Valéry, je crois dans un poème dédié à Mallarmé, répète un mot rimé au début du vers suivant, figurant le, et prêtant ainsi vie au propos : il s'agit de presque rien, du tremblement produit par l'ombre des pages d'un livre sur l'eau, et la répétition exprime, incarne ce tremblement ! ...Et là, pour moi, on est dans ce que la lyre peut chanter de plus précieux, une véritable magie.
- Or cet extraordinaire sonnet est systématiquement salopé par les éditeurs, et bien sûr sur la toile, où tous ces braves gens s'autorisent à faire sauter la répétition, massacrant à la fois l'effet et le poème, puisque déséquilibré d'une syllabe, moi, je les aurais pendus.




Valvins



Si tu veux dénouer la forêt qui t’aère
Heureuse, tu te fonds aux feuilles, si tu es
Dans la fluide yole à jamais littéraire,
Traînant quelques soleils ardemment situés

Aux blancheurs de son flanc que la Seine caresse
Émue, ou pressentant l’après-midi chanté,
Selon que le grand bois trempe une longue tresse,
Et mélange ta voile au meilleur de l’été.

Mais toujours près de toi que le silence livre
Aux cris multipliés de tout le brut azur,
L’ombre de quelque page éparse d’aucun livre

Tremble, reflet de voile vagabonde sur
Sur la poudreuse peau de la rivière verte
Parmi le long regard de la Seine entr’ouverte.






Ce message a été édité - le 26-07-2024 à 16:20 par Salus
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Salus

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Eu égard à l'avalanche de commentaires sous laquelle sont enterrées les deux précédentes rubriques, et cédant à l'amicale pression de l'intérêt général, je te me vous ai trouvé une petite perle du 16ème dont auquel vous m'en direz de nouvelles !

- Celui-là, de pouet, devait compter 24 ans lors de la Saint Barthélémy (mais si, rappelez-vous, 1572, encore un moment historique magnifique d'intelligence et de bienveillance), et donc notre Etienne Tabourot (car c'était lui), qui bossait par ailleurs pour le roi à je ne sais quelle régence, écrivit ceci, dont j'aurais aimé connaître la date, et qui est un petit prodige consensuel puisque le sens en est inverse selon qu'on le lise en hexasyllabe ou en alexandrin (d'où l'absence de ponctuation), les deux formules respectant la rime :


Soit du pape maudit
Celui qui en eux croit
A tous les diables soit
Qui leur science suit
Qui hait les jésuistes
Soit mis en paradis
Qui brûle leurs écrits
Acquiert de grands mérites


Soit du pape maudit qui hait les jésuistes
Celui qui en eux croit soit mis en paradis
A tous les diables soit qui brûle leurs écrits
Qui leur science suit acquiert de grands mérites







Ce message a été édité - le 27-08-2024 à 23:07 par Salus