Quand un auteur a qqch à dire, du souffle et une plume, la taille de son texte m'importe peu. Quand c'est court, vide et banal, je le sais dès les premières lignes qui m'ennuient.
Une politique culturelle est menée pour que l'individu devienne flemmard et, par suite, délaisse la pensée au profit du réflexe. Qui lira Homère s'il n'est plus capable de lire "les nuits" de Musset? si cent alexandrins rebutent, qui lira un roman de 600 pages ?... Aujourd'hui, être dans le coup, c'est favoriser la connerie.
Disposer de vocabulaire n'implique pas la pédanterie, mais permet d'en user à bon escient.
Toutes les précieuses, chez Molière même, ne sont pas ridicules.
On devrait avoir la même exigence de simplicitude envers la musique... exit Mozart car il y trop de notes, exit le bebop car ça va trop vite, etc. Retour au cri primal.
Ce message a été édité - le 02-06-2024 à 20:42 par Jim