"Notre" poème je l'espère :-)

Par : Appoline
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Appoline

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Tu m’expliques ?
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Lau

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Un carnaval ! Et sous le lou, qu'est cette affaire,

C’est pas Venise, on poétise, en fantaisie


Ces deux vers ont des rimes féminines (terminées par un -e) ; il serait plus classique, Appoline, que le deuxième vers se termine par autre chose qu'un -e



Ce message a été édité - le 10-06-2023 à 18:42 par Lau
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Appoline

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Ok
Je dois aller me pomponner pour cause de sortie, mais si ce n’est pas trop fastidieux pour toi, pour Vous, pour d’Autres, j’aurais grand plaisir à continuer.
Sourir sans e c’est masculin ? 👋
Merci et belle soirée !
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Lau

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Bien sûr, on va t'attendre
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Salus

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Lau, tu vas peut-être un peu vite, encore qu'Appoline me semble douée :

"C’est pas Venise, on poétise, en fantaisie"

est un superbe trimètre hugolien, avec césure aux hémistiches, E élidés et carburation standard, félicitation !

Pour le quatrain, il faudrait repartir des deux vers qu'on a commencé à modifier, mais là, il me faut moi aussi rendre l'antenne, à tantôt !
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Jim

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Bicolores soient-ils, ou bien multicolores,
En nos rêves croyons, épreuves indolores !
Ouvrons les yeux, fermons les ouïes, gardons en bouche,
Tous les éclats traduits dans la syllabe louche.
Car pudiques, les mots se revêtent d'un masque,
Soupçonneux que le chef ne guerroie sous son casque.
Combien de fiers benêts sont d'esprit daltonien
Qui de fausses couleurs badigeonnent le rien ?

Lequel de vous, ici, lâchera deux tercets
Pour achever gaiement ce tout petit essai ?
C'est alors que naîtra cette œuvre collective
Que l'on nomme sonnet quand la plume s'active.
Contribuez ! Contribuez ! mes chers amis !
Tandis que je m'en vais savourer un demi.



Ce message a été édité - le 11-06-2023 à 11:22 par Jim
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Salus

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Merci, Jim, pour ta contribution ; nez en moins, nous nous concentrons pour donner à miss Appoline, qui en semble demandeuse, quelque notion du vers régulier ; je vais donc relever, pour son profit, les rares entorses trouvées dans ton joli texte :

Le seul trimètre du texte :

"Ouvrons les yeux / fermons les ouïes / gardons en bouche"

Possèderait des césures correctes, mais "Ou-ïe" c'est une diérèse, 2 syllabes, les diérèses obéissent généralement à l'étymologie et certaines ont varié avec le temps ; le "Littré" en donne la plupart en usage aujourd'hui, en poésie versifiée.

"guerroie" arbore un "e" muet non élidé ; le "E", muet ou sonore est un pivot essentiel de notre langue, dans le corps du vers, tout "e" muet en fin de mot devra être suivi par un mot commençant par une voyelle, afin de le liaisonner, comme on le fait naturellement quand c'est le cas avec les "e" sonores :
- Une voyell'afin / - Sonor'est

- Tercets et essai ne riment pas, car, en plus du son, il y faut reproduire la dernière lettre de la rime, c'est "la rime pour l'œil"

Tout le reste est bel et bon, toutes les césures sont aux hémistiches, la langue est fluide et le sens suivi, bravo ami Jim !





Ce message a été édité - le 11-06-2023 à 12:03 par Salus
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Jim

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Hé ! Hé ! mes "négligences" habituelles que tu connais bien...! Logique, puisque j'écris pour l'oreille, et non pour l'œil.

Il y a un second trimètre : "Contribuez ! Contribuez ! mes chers amis !", sans césure à la moitié du stiche puisqu'il n'y a que des tiers de stiche, soit donc deux césures.

Good, tout cela donne l'occasion de fournir à Appoline des exemples à ne pas suivre...
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Salus

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Libellule, plus simple ça va être dur, surtout si des affirmations contraires déferlent, mais c'est le vie des communautés ; nonobstant, je m'insurge : les dires et le décompte de Jean-Mi sont exacts, mais l'alexandrin ainsi tourné n'est pas valable pour la versification, pour des raisons déjà données, par Lau, qui relève le hiatus prohibé "Oui-il" (deux voyelles qui heurtent la diction),
et par votre serviteur qui fit remarquer incidemment que la césure se doit placer judicieusement, sans couper les éléments logiquement insécables pour la compréhension, or :

"Oui, il faut croire en ses // rêves multicolores"

Est césuré entre l'article et le nom, s'il s'agit d'un 6/6 et le "e" de rêves tombe, non élidable et trop sonore, s'il s'agit d'un 4/4/4, ce qui n'est pas non plus accepté.

De plus, la confusion augmente puisque, de fait, on ne peut guère élider en fin de vers !

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Jim

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Ben non, ce dodéca n'est pas alexandrin, ni classique ni romantique. C'est tellement plus simple de positionner les accents toniques pour élucider toucha !
"Oui, il faut croire en ses rêves multicolores"

ce qui correspond à : 1/123/123/12345.

Il n'y a donc pas de césure car pas d'hémistiche, sinon on aurait 123456 // 123456; ni de tiers stiches romantiques qui correspondraient à 1234 // 1234 // 1234

** L'alexandrin classique se compose de deux hémistiches de six syllabes, chacun se terminant par un accent tonique; chaque hémistiche contient au moins un accent tonique "mobile" qui permet de varier le rythme dans le vers. Par exemple :

"Je suis là, mes amis, trinquons à la victoire !"

soit 123/123 // 12/1234
- en gras, les fixes
- en italique, les "mobiles"

** L'alexandrin romantique est une autre structure, une autre architecture du vers, autrement dit, un autre rythme qu'il est vain et superfétatoire de vouloir superposer au premier, car je scande soit selon l'un, soit selon l'autre. Les superposer en rend nécessairement un inutile. Si Hugo voulut tordre le cou au premier, ce n'est pas pour le ressusciter sous couvert du second.
Au lieu de proposer une division en deux segments égaux à six syllabes, il propose une division en trois segments égaux à quatre syllabes. Dans cet alexandrin, il n'y a pas d'accents "mobiles", uniquement trois fixes en positions 4, 8 et 12. Typiquement : "De la douceur, de la douceur, de la douceur"

ou encore : "Je vous en veux, mon Général, d'être aussi sot !"

On peut trouver d'autres architectures pour le dodéca, auquel on ne donne plus le nom d'alexandrin, même si ces exploitations sont musicales, par exemple en 8//4 ou 4//8, avec un accent "mobile" dans le 8-segment. Exemple :

"Je vous ai tellement cherché, mon bel enfant"

autrement dit : 3/5 // 4

En ce cas, la césure // sert à distinguer la séparation entre segments principaux (8 // 4) et segments secondaires (3/5).



Ce message a été édité - le 11-06-2023 à 18:30 par Jim
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Salus

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Appoline ayant disparu
Souffrez qu'aussi je me retire ;
Il me paraîtrait incongru
Sans elle essayer de construire
Un vers cohérant pour le dire
Dans ce chaos, l'eussiez-vous cru ?

Merci à tous pour vos contributions.