Exercice technique

Par : Salus
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Salus

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Bon, C'EST PARTI !!





Ce message a été édité - le 09-10-2021 à 19:00 par Salus
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Machajol

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Le long hiver


Par ce long hiver froid, le vent soufflait fatal
Les êtres désertaient les séculaires plaines
Malgré leurs chauds bonnets, écharpes et mitaines
Fuir était devenu le principe vital

Loin de ces champs gelés aux portes des étals
Ils trouvaient leur pitance avec moultes fredaines
Nostalgiques souvent de leurs vies si mondaines
Se battant toutefois pour un repas frugal

Chaque matin pourtant ils espéraient lever
De soleil marginal, aux magiques effets
Devant les hauts remparts, portes des citadelles

Leur chef fit un discours aux dieux honorifiques
Mais nul ne répondit à ces panégyriques
Une lueur d'espoir pour de minces ombrelles


Mâcha



Ce message a été édité - le 13-10-2021 à 22:48 par Machajol



Ce message a été édité - le 13-10-2021 à 23:07 par Machajol



Ce message a été édité - le 13-10-2021 à 23:07 par Machajol



Ce message a été édité - le 13-10-2021 à 23:13 par Machajol



Ce message a été édité - le 14-10-2021 à 20:58 par Machajol
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Lau

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L’écho hélant

L’homme entonne un vers fou -chantier monumental !-
Intrigué d’aborder l’humeur des Démosthènes,
De, pâlot, se moquer des paroliers d’Athènes,
Pourtant vibre à sa lèvre un mot strict et fatal ;

Il n’irait point guérir du nébuleux, létal
Et triste et vain écho -ces rimes incertaines-,
Refrains de l’Elysée où chantaient les fontaines,
Ô jets impérieux au clair son du cristal !

Un espoir ? Il le serre à deux mains utopiques :
C’est un rêve, on entend des termes atypiques,
On s’aveugle au soleil d’un autre âge, adoré ;

Quand, bercé par le vent qui lèche les javelles,
Il se plait à conter sur ce temps coloré,
Il compte cent milans et mille manivelles.




[Mes respects-mercis à Heredia (avec la diérèse à « di/a » et le « r » roulé, c’est déjà un poème) et gracias à Salus pour le jeu !]


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Tigrou

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Laid contenant

Comme un bol cacao lors du repas primal,
Fatigués d'écumer nos blanches porcelaines,
De Limoges à Sèvres, rouliers et marjolaines
Lapaient un pauvre lait succulent et banal.

Ils allaient convenir d'un sinistre bocal
Que Le Creusot fourbit en ses forges malsaines,
Et les fours insolents digéraient leurs déveines
Aux tréfonds belliqueux d'un très sombre métal.

Bien que noir, suscitant un différend éthique,
La tasse incandescente de la terre hérétique
Amputait leur soleil d’un filage carré ;

Ou posés au côté de pâles aquarelles,
Ils regardaient bouillir un enfer velouté
D'effluves surannées aux énergies cannelles.
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Salus

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Un bon moment de lecture, ça marche très bien !


les cons créant


Gomme un vol de vers faux ! - Or, du panier fatal
A figé le mortier où macèrent les haines...
D'un tas d'os, pour moquer rentiers et puritaines
Et porter l'affre mièvre hérétique et létal

Au son, sans coup férir, trouble, expérimental,
Duquel Pan, gras nourri par ces faridondaines,
Les chants du mot-valise où clignent les fontaines,
Mord, miséricordieux, notre os occipital,

Chacun fuit et se prend - c'est malin - quelques piques,
Et nous, là, sûrs ou faux, sans l'amer des topiques,
On chantait le soleil, enragés : Do, mi, ré !

- Fous épongés de vent, ange, que tu grivelles,
Ils se fardaient, beauté, ceints du sel affleuré
Qui fond de l'eau, néant des pleurs, mais toilés d'ailes...



Ce message a été édité - le 15-10-2021 à 15:53 par Salus
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Salus

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Celui de Jim :

Les Navigants

Avancer les yeux clos n'est pas un sort fatal
Bien que les errements soient des choses humaines  ;
Ainsi, sont explorés de fort nombreux domaines
Qui ne nous gardent pas dans notre état fœtal.

Du vivre nous allons ainsi tâter l'étal
Clamant nos volontés n'être pas incertaines,
Jugeant que protéger nos vies avec mitaines,
Suffit pour éloigner du destin le létal.

La ruse, en sa raison, nous lance quelques piques
Lesquelles, par bonheur, visent mal nos topiques,
Donnant à nos regards un éclat mordoré.

Les rendez-vous heurtés garnissent nos cervelles
Afin que soit écrit notre conte adoré,
Narrant qu'est remonté le fleuve par civelles.



© État de burn-cat avancé
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Salus

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Ben kessya ? ce vers est parfait :

"Se lever et poursuivre un chemin ancestral ."

(prononcer la liaison :
"se lever'ré poursuivre")
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Salus

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Chère Sylvain : je ne distribue, sauf exception, des corrections qu'aux masochistes qui m'en font la demande ; tu rejoins ainsi Machajol, par qui je commence
(nous parlons du strict point de vue de la mécanique du vers régulier)

Le texte de Mâcha :


Par ce long hiver froid, le vent soufflait fatal
Les êtres désertaient les séculaires plaines
Malgré leurs chauds bonnets, écharpes et mitaines
Fuir était devenu le principe vital

Loin de ces champs gelés aux portes des étals (pluriel contraire aux autres rimes)
Ils trouvaient pitancE malgré moultes fredaines (Le "e" à la césure pèche !)
Nostalgiques souvent de leurs vies si mondaines (le "e" de vie est inélidable)
Se battant toutefois pour un repas frugal : la rime est en "tal", et possiblement en "dal" (équivalence du t et du d comme consone d'appui)

Chaque matin pourtant ils espéraient, lever
De soleil marginal, aux magiques effets
Devant les murailles, portes des citadelles (Le "e" à la césure pèche !)
- Dans ce tercet, une syntaxe intéressante dans une grammaire ambiguë, mais les rimes d'origine ne sont pas du tout respectées !

Leur chef fit un discours aux dieux honorifiques (les rimes en "piques" sont au premier tercet, dans l'original)
Mais nul ne répondit à ces panégyriques
Une lueur d'espoir sous une mince ombrelle
(ombrelle, à cause du singulier, rime mal avec citadelles, ça s'appelle "la rime pour l'œil", la dernière lettre doit être identique )

Ceci étant, il y a de belles images, et de beaux vers : "Les êtres désertaient les séculaires plaines"
"Une lueur d'espoir sous une mince ombrelle"

Yep ?

Bon, à Sylvain alors !

Son texte :

Je vole quand de là haut ton corps est animal (ces rimes sont en "tal")
- Là, 13 "pieds"
Et je le vois bouger parmi les ombres humaines
- Là aussi ! (les zombres zhumaines, il faut faire les liaisons)
D'une force assurée , il va semer ses graines
Se lever et poursuivre un chemin ancestral .

je voudrais devenir un nous deux cardinal
Le dernier mot d'une vie ; Toute l'eau des fontaines (le "e" de viE n'est pas élidé)
Je voudrais naitre un temps et qu'un jour tu comprennes
que mon corps amoureux danse son dernier bal
(Les rimes féminines des quatrains sont en "taines", T étant la consonne d'appui)

Je veux croire un instant à des mains authentiques
Aux purs et vrais moments . A tes vers oniriques.
Et clouer le soleil sur mon âge avancé .

Je volais en volant des branches , des dentelles
Des bouts de ciel usés comme un voleur volé
Du pont de mes tourments se voilent mes chapelles .

"avancé" ne rime pas avec "volé" ; la rime d'origine est en "ré" et même en "oré" !
- MAIS !
Je trouve les deux tercets très beaux, très poétiques, oui, oui...


















Ce message a été édité - le 12-10-2021 à 23:44 par Salus
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Tigrou

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J'suis maso...
😉 😊
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Salus

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- Sévices de nuit !

Le texte de Tigrou :


Laid contenant

Comme un bol cacao lors du repas primal, (les rimes masculines des quatrains sont en "tal")
Fatigués d'écumer nos blanches porcelaines, (les rimes féminines des quatrains sont en "taines")
De Limoges à Sèvres, rouliers et marjolaines (13 "pieds", il faut faire les liaisons)
Lapaient un pauvre lait succulent et banal.

Ils allaient convenir d'un sinistre bocal
Que Le Creusot fourbit en ses forges malsaines,
Et les fours insolents digéraient leurs déveines
Aux tréfonds belliqueux d'un très sombre métal.

Bien que noir, suscitant un différend éthique,
La tasse incandescente de la terre hérétique (13 syllabes !)
Amputait leur soleil d’un filage carré ; (rime en "oré")

Ou posés au côté de pâles aquarelles, (rimes en "véle"
Ils regardaient bouillir un enfer velouté
D'effluves surannées aux énergies cannelles. ("e" inélidable, à cause du pluriel)

...Et comme la maîtrise de la versification ne saurait suffire à faire un poète, on peut remarquer ici d'indéniables qualités littéraires.
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