J’peux essayer d’être sérieux (?) deux minutes, montre en main, pas plus, je l’assure :
De quoi s’agit-il ? De la transcription de la pensée (convenez qu’elle n’est pas toujours extrêmement claire) sur un support (papier, papyrus, marbre, ici un écran) grâce à un code universellement admis, normé dans toute langue écrite. Vous qui êtes poètes, vous imaginez confier parfois ce travail à des « muses ».
Les règles orthographiques ne sont pas faites pour emmerd… le monde mais elles traduisent des nuances, des idées, des émotions grâce à des chiures de mouche (26 en langue française) nommées lettres, caractères alphabétiques (arbitraires, le « A » n’est plus ni moins qu’une tête de vache ou de bœuf inclinée à 90 ° dans le sens des aiguilles d’une montre.)
La langue française écrite est particulière (et difficile !) car le passage du graphisme à l’oralisation demande de savoir, par exemple, que le phonème «é» peut se traduire graphiquement par : é, er, ez, j’en passe et t’as pas l’heure ? en oubliant que du nord au sud, les « è » ouverts se prononcent de la même façon et voilà les « ai » « ais » « aient » « ê »…
Tout cela est particulièrement complexe.
Tout cela s’apprend. Si l’on s’y intéresse.
Il serait inadéquat, je pense, de mêler à cet exercice, des sentiments d’orgueil, de honte, de hiérarchisation d’autant plus que nous nous attaquons à ce qui, à mon avis, est le summum de l’écriture : la Poésie.
Ce message a été édité - le 26-04-2021 à 10:37 par Lau