petit délire sur deux rimes
« Un esprit sain dans un corps sain !»
C’était le slogan de mon père.
En pédalant par les chemins,
Il épuisait ma pauvre mère.
Il lui récitait des quatrains
Dont elle n’avait rien à faire
Tant les montées brisaient ses reins
Elle ne pouvait que se taire.
Puis un jour, par un clair matin
Jetant son grand vélo par terre
Elle est partie pour un roumain
Qui souvent l’emmène en croisière...
Il ne dit pas d’alexandrins
Lui, le sportif des nuits entières,
Mais dit je t’aime avec les mains
Est heureuse, depuis, ma mère.
Ce message a été édité - le 17-09-2019 à 09:36 par Domenica