La poésie sur internet
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Par : Perceval
Aurore, c'est ce que Breton - toujours lui - appelait le "hasard objectif". Il y a un bel exemple de ces coïncidences dans "Nadja".
Merci Violette. Je n'ai pas ta facilité. Mais ici, ton discours est conscient, puisque tu écris une sorte de "manifeste".
Posté à 10h13 le 28 mai 17
Perceval merci du renseignement!
Posté à 10h15 le 28 mai 17
Perceval, j'ai essayé ici de laisser aller ma plume...
Dindon dodu qui s'en dédie
Le clou de girofle a sévi
La salicorne se tortille
Au cou d'une petite fille
Vêtue de lin, ses jambes nues
Un canard commence sa mue
Dans l'ombre les paons s'évaporent
Dédain voulu des soliflores
Au petit matin rabougri
Gris ou bien saouls, question futile
Le vocabulaire est fichu !
Le fat tâtonne en la chorale
A l'abri des meules de foin
Des cierges purs versent leurs larmes
Le crocodile n'est pas loin
Malheur ! Une botte de foin
A glissé de ma tendre épaule
Et Paule pleure en réséda
Le mauve lui allait naguère
Mais bon, on ne discute pas
Ecoute le blabla des pierres
Qui dans le soir vont crépitant
Au loin scintille leur plain-chant
Sur la cime des cordillères
Comme la journée passe vite !
Un monstre ému déjà s'invite
Au festin des cœurs dévorés
Je me cache dans le hallier
J'ai peur de sa langue acérée
De ses yeux fous, de ses guibolles
Je m'endors sous une girolle
Elle saura dire : « Pitié »
Je me fie à sa charité
Paul en fera des paraboles
Bonsoir, la nuit vient de tomber.
Je le jure : j'ai pas fumé !
Posté à 18h42 le 02 juin 17
Très réussi, sauf la chute.
Mais il me semble que si tu te débarrassais des rimes et de l'octosyllabe, tu accéderais à plus de liberté.
Posté à 20h28 le 02 juin 17
Tu as raison, je suis encore ligotée, mais bon, je vais essayer de me libérer !
Posté à 21h02 le 02 juin 17
Les sabots Birk
Et dans cette gaîté
De mes sabots fluo
Je me mis à rire et lire au vent
Dans les feuilles d’érable rouge
Qui bougeaient au vent
Du gros Bach en cantate
Ah Jérémie Jérémie
Allons au cirque
Où les loups aux yeux jaunes
Dormiront avec moi
Pendant deux jours de mort
Et où ma mère rit
Dans les cheveux qui tombent
La marraine l’a dit
La Hollande attendra
Allons voir à Limoges
Le clown aux cheveux rouges
Et nous voilà parties
A nous dire à l’oreille
D’énormes vérités
Qui claquent dans le ciel
Et la petite grande
Ma fille ma pareille
Eclate comme moi
D’un rire abominable
Mon père est au tombeau
Ma mère est au fleuriste
Et Roman lit ses lettres
A mon amour défunt
Tandis que je le trompe
Avec l’ogre-trompette
Celui qui dit toujours
Que la pluie va venir
Et l’averse est venue
Blanche comme la neige
De la mariée enfuie
Dans ses voiles souillée
En fugue en ut mineur
Toujours en route ailleurs
Vers l’au-delà du mur .
Marine
24 octobre 2014
Posté à 21h49 le 02 juin 17
Je l'aime beaucoup ce poème Violette, merci!
Aurore
Posté à 22h01 le 02 juin 17
c'est mon automatique à moi
merci aurore
Posté à 22h06 le 02 juin 17
Tout à fait , en toute liberté comme toujours et c'est bien agréable, merci!!!
Amitié
aurore
Posté à 22h19 le 02 juin 17
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