Peut-être un autre sujet à proposer ?
Question de rimes improbables.
La rime er/é est bannie de (certains) traités de versification.
Pour le singulier, c’est compréhensible pour la lettre finale, mais elle l’est aussi au pluriel :
Sorgel p27 rochers / décrochés
Quicherat p30 vengés / vergers (rime tout à fait incorrecte).
J’ai été recadré dans un concours (en classique) pour desséchés / rochers.
Le son (é-er) [e] est le même dans le Warnant des rimes, (où l’on découvre plus loin, exemple comparatif, que « voix » rime avec « bas », [a] si l’on parle toujours de pluriel).
À votre avis, le « s » ou le « x » d’un pluriel n’agit-il pas comme une lettre finale ?
Pour illustrer le problème, j’ai trouvé :
Hugo
La légende des siècles p61 -
Les voyages sont aisés ;
Nous donnerons à ces bêtes
Une avoine de baisers.
Baudelaire
Le voyage -
Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Paul Valery
Au platane -
Pressens autour de toi d'autres vivants liés
Par l'hydre vénérable;
Tes pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,
Rimbaud
Les chercheuses de poux -
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés
Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.
Banville
Stalactites (poème aux rimes féminin/masculin) -
Oh ! Parlez-moi d'elle, antres et rochers
Retraites à tous cachées !
Mon mentor demandait : Faut-il croire les prêtres ou les dieux ?