"Atelier perpétuel de réparation"

Par : Salus
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RommelPh

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Bonjour, depuis longtemps je m'interroge sur un mot :

Des ans coulèrent, si nombreux
Qu’ils ont effacé les traces
De mes serments aventureux ;
Se peut-il qu’autrefois j’aimasse ?
Que mon cœur s’éprît, qu’il eût cette audace ?

(J'ai publié le poème entier dans "poésie libre")

Que penser "d'aimasse?"
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Pierre Lamy

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Qu'il y manque un s
"aimasses"
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Jim

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Non PierreL, il est ici à la première personne du singulier donc, sans "s". C'est correct.
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Pierre Lamy

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Bien sûr Jim. Je commence à avoir de sérieuses absences
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Salus

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...J'apparais étrangement dans l'intitulé (Salus dans "l'Atelier perpétuel" "Topic populaire") alors que je n'y ai encore rien écrit (?), mais j'en profite pour dire, avec toute la prudence de mes incuries grammaticales, que les vers de RommelPh ne me semblent pas conformes à la concordance des temps ; si quelqu'un de plus autorisé que moi pouvait confirmer ou infirmer mon assertion, règle à l'appuis, le "Garage" y gagnerait en crédibilité ; merci !
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Marinette Laurent

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dans la glace,je mangeais un café liégeois, ils ont faitune phoet salusto en 1970 dans la cabane à yolet
et salus a mangé la virgule en chocolat elle a collé sur sa barbe jusque dans l'acciette du chien
moi les virgules c'est chiant
je sors d'un covid effréné presque morte oh la vache ! j'y croyais pas mais là je viens de me lever
demain je restolit
de toute façon il fait très chaud le jour et le soir il pleut
salus j'aime pas la glace au café je la préfère au lit avec untorchon bon je vais tenter de dormir 1h torchonmes mots se balladent je suis vraiment fatiguée vieille t mochedemain je mort salus tu as ecrit j'apparaît j'apparais et tu te fous d'une virgule bisou
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Marinette Laurent

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je vais amuser la velle pendant que j'accou_che la muse
le petit de la muse est un museau il me tète le doigt et le tablier je bèle et dors
je vais amuser la velle pendant que la mule accouche
quand la femme accouche seule le mari surveille le vêlage de la vache
et moi je vais declarer le petit ensuite je fais les bulletins du veau et de ses parents
le mec est si content de son veau qu'il regarde son fils comme s'il etait mien
et puis toute la famille a couché dans le lit de la mère les bébés dehors et dedans 4 dans le lit
moi je rentre chez moi seule et epuisée
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Salus

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Merci pour.
(Les virgules, ça va ça vient)
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Salus

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C'est dommage, c'était plutôt une bonne idée, ce garage, mais je suis obligé de reconnaître que ça ne marche pas ; certains disent n'importe quoi, d'autres se trompent, ceux qui savent se taisent, ou sont incompréhensibles ; Eric, tu as mis pas mal de choses au panier ; tu devrais faire pareil avec cet atelier, qui ressemble de plus en plus à une fumisterie.
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Lau

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Ce serait dommage de faire l'économie de la réflexion sur les rouages de la langue dans ce domaine de la poésie qui nous occupe ; même s'il est parfois déserté ou sujet à la fantaisie, il me semble être un espace utile.
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Jim

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Dac avec Lau.
Et s'il n'en reste qu'un, tu seras celui-là !
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Vuthy

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Peut-être un autre sujet à proposer ?

Question de rimes improbables.

La rime er/é est bannie de (certains) traités de versification.
Pour le singulier, c’est compréhensible pour la lettre finale, mais elle l’est aussi au pluriel :
Sorgel p27 rochers / décrochés
Quicherat p30 vengés / vergers (rime tout à fait incorrecte).

J’ai été recadré dans un concours (en classique) pour desséchés / rochers.

Le son (é-er) [e] est le même dans le Warnant des rimes, (où l’on découvre plus loin, exemple comparatif, que « voix » rime avec « bas », [a] si l’on parle toujours de pluriel).

À votre avis, le « s » ou le « x » d’un pluriel n’agit-il pas comme une lettre finale ?

Pour illustrer le problème, j’ai trouvé :

Hugo
La légende des siècles p61 -
Les voyages sont aisés ;
Nous donnerons à ces bêtes
Une avoine de baisers.

Baudelaire
Le voyage -
Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Paul Valery
Au platane -
Pressens autour de toi d'autres vivants liés
Par l'hydre vénérable;
Tes pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,

Rimbaud
Les chercheuses de poux -
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés
Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.

Banville
Stalactites (poème aux rimes féminin/masculin) -
Oh ! Parlez-moi d'elle, antres et rochers
Retraites à tous cachées !


Mon mentor demandait : Faut-il croire les prêtres ou les dieux ?


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Jim

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Il faut croire son oreille à soi, laquelle s'améliore par l'usage. Traquer l'erreur d'écriture, par rapport à une règle énoncée par un dieu en mal de fidèles, n'est pas mon but de lecture. Je plains ceux qui ne visent que ce but.
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Oxalys

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Contente de voir que l'atelier a échappé au panthéon et continue d'ouvrir ses portes aux usagers. On a encore besoin de ses services, la preuve en est !

Revenons à la question posée par RommelPh, concernant l'emploi du subjonctif imparfait..
On a déjà abordé ce sujet plutôt opaque car presque tombé dans l'oubli.



Dans le cas présent,
tout dépend du sens que l'auteur veut donner à son texte.

La première partie est au présent de l'indicatif (il se peut) la seconde émet un doute, une incertitude exprimée au subjonctif imparfait (que j'aimasse). Ce qui n'est pas faux, nonobstant la règle prescrivant la concordance des temps entre la proposition principale et la subordonnée. On pourrait tout aussi bien dire :

se peut-il qu'autrefois j'aime (présent) etc....où aimer indique une action durable, non terminée à l'époque (j'aimais toujours)

et

se peut-il qu'autrefois j'aimasse (imparfait subj. )
ou bien : que j'aie aimé (passé subj.)
ou bien : que j'eusse aimé (plus-que-parfait subj.)

où aimer exprime une action terminée à l'époque des faits (je n'aimais plus)


C'est ce que Lau, expert en grammaire, explique en page 11 "la conjugaison, en particulier, reflète le sens avant tout"


Longue vie au service dépannage dont je regretterais (conditionnel) l'exil au panthéon, malgré les "débordements" qui le maculent !
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Jim

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... et tu oublies, chère Oxalys, le cas: "Se pourrait-il, qu'avant le Déluge, j'eusse aimé les endives ?"
Bien sûr, tout aussi correcte serait : "Se pourrait-il, malgré les coliques anciennes, qu'aujourd'hui j'aime encore les endives ?"
Dans les deux cas, du subjonctif, premier cas à l'arrêt, second cas, on joue les prolongations.😂

Une petite illustration ici : https://www.lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=25293