La justice a tranché, le nain baisse la tête.
Il s'est fait épingler. Quittant ses talonnettes
va lui falloir passer sous les fourches caudines,
entrer à la Santé chaussé de ballerines
Au Japon, bulbes bleus portent souvent bonheur
Le beau chrysanthemus vénéré, à l'honneur
Il fleurit les sentiers de graviers en beauté
Les tombes croulent sous son charme suranné
Faut-il donc sur le même encore s'acharner ?
Puisqu'il est innocent, ah oui, le bon apôtre !
Dans un élan sublime, on l'a emprisonné ;
On en a chopé un, il reste tous les autres.
Gal, il est, au chevet, quand la tour penche à Pise,
Pour ouvrir des enfers porte à l'ange Heurtebise.
Il arrive parfois que se lève un coq tôt ;
Un rat gai dit : enrêve-toi dans ton manteau !
D'aucun avis, c'est marcher sur un isthme
Bien trop étroit où grouille le gogo ;
Ton bon quatrain, malgré l'académisme,
Oblique traduit des gens l'imago.
Quand je pense à ces vers qui tombent de ma lyre
À ces trésors de l’Art qu’aux Beaux-Arts je transmets,
À ces perles, bijoux, chefs-d’œuvre que jamais
Le commun des mortels ne pourra voir ou lire !
Ce gaillard se la pète, il nage en plein délire,
Il croit de l'art des vers atteindre les sommets ;
Se voit déjà Homère, Hugo ou Boileau, mais
Bien des lecteurs, hélas, sur ses rimes pâlirent.
Lorsque la mer ondule, échappée point virgule
Là bas en minuscule, la libellule ulule
En bulles de savon et le hibou stridule
La dimension nocturne en courbes de violon