La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Tonindulot
Poursuivons nos pas sages pour ces gens de passage
N’interpelez plus ceux qui passent sans mots dire !
Car les vrais bons clients sont ceux qui, sans lésine,
Achètent au vendeur le fruit de son usine.
Gardez ce beau lutrin qui produit sans médire!
Je sais bien que la foule aime pour son empire,
Que les plus timorés soient en basse cuisine
Quand eux-mêmes s’en vont errer en limousine.
Demeurez au pétrin où l’on trime et transpire.
Je n’ai point asséché mon très vieil encrier
Et vous dis, en ces lieux, qu’il me faut le crier
Sans parler des bonheurs d’envoyer ces poèmes !
Quand on aime on ne compte aucun de ses efforts
Mais on dit aux passants « partageons nos bohèmes,
Car l’échange d’avis rend les gens bien plus forts ! »
Posté à 17h43 le 25 févr. 20
partageons nos "bohèmes" ce mot ravit
Posté à 22h49 le 25 févr. 20
Oui, TONIN : partageons, échangeons pour continuer à répandre cette culture poétique qui n'exige rien en contrepartie, sinon que l'entretien et la réciprocité.
Si je ne me manifeste pas, dans ce topic, comme je pense la plupart des membres, c'est pour ne pas interrompre ni trahir ces "correspondances" auxquelles OXALYS et TOI participez avec goût, esprit et aisance.
Je l'ai déjà mentionné, votre performance est remarquable, car vos deux plumes se fondent dans une harmonie de style, signe d'une longue expérience. Il serait vaniteux de rompre cet équilibre de plumes. Qui plus est, je ne me sens pas à la hauteur du défi.
Mais je lis ponctuellement vos échanges, et en tant que zélateur du classique, je continuerai, régulièrement, à vous témoigner mes très favorables impressions.
ANDRÉ
Posté à 19h22 le 26 févr. 20
Point ici n'ai trouvé de cuisine mauvaise
Ne changez surtout pas toque saine en tocsin !
Oxalys n'a jamais jordé sa mayonnaise *
Point de faux plat, tout est bien monté chez Tonin !
* "jorder" en breton classique du Trégor, signifie rater... "Ah, ma doue béniguet' ce louzou m'a fait jorder mon amiral !"
(louzou? du pique-râte...mon amiral mon accostage "à l'Amiral", c'est-à-dire , parfait).
Heureux que l'on entende enfin à nouveau les sonnets lutter contre le silence mortel des nuits et brouillards !
Posté à 11h11 le 01 mars 20
En ce charmant site vous festoyez !
Tentations fort explicites
Pour obtenir couronne de laurier!
Vous avez tous le mérite
D'Être le valeureux distingué…
J'aime la valeur des échanges
Et vous lance à foison des fleurs,
Mais je désire baisers des anges
Purs comme LYS et en douceur 
,
Posté à 10h49 le 02 mars 20
Savoir courir sans s'essouffler
Provenant d’Outre-Rhin me parvient par les ondes
Un courrier frais dispo pour apprendre à écrire,
Nommant ainsi sonnet, pour lire et non pour rire,
Pli de quatorze vers ayant sources profondes.
Instruit par tel envoi, prenant peu de secondes
Je me mets aussitôt au lutrin pour souscrire.
Lisez, donc, ce papier. Il vous fera sourire
Tant son fond est naïf, ses idées peu fécondes.
Au vu de son parent qui lui donna la vie
Icelui tout poussif ne donne point l’envie
D’aller jusqu’à la fin y découvrir son terme.
Voilà ce qu’il en est, quand en voyant un bœuf,
On gonfle ses poumons sans en avoir la perme.
La Fontaine le dit, sachant mieux pondre un œuf !
Posté à 17h43 le 02 mars 20
L'Amour rend aveugle Mais le Mariage rend la vue
Comment peut-on vanter ici le Mariage
Quand il se dit autant de choses sans valeur.
Savez-vous qu’on prétend l’homme un peu cavaleur
Et la femme au foyer brûlant de feu plus sage.
Qui dit pareille messe en un si sot message ?
Le Pasteur qui confesse et console le cœur
Laissant parler l’épouse éprise de rancœur
Mais glanant ces propos sans tenter de massage !
Tout Amour rend aveugle et l’union rend la vue !
Voilà ce que prétend un sage sans bévue.
Et pour un qui se perd s’en suit une dizaine !
Savez-vous qu’on finit par trouver pour son pied
La chaussure adéquate et sans prendre migraine ?
Essayer plusieurs lits serait l’option qui sied. !
Posté à 16h57 le 03 mars 20
Sachons gré à l'affable
Puisque vous, les Amis, craignez peu l’œil du maître
Allez donc à l’école apprendre à vous tenir.
Le matin la Morale enseigne à retenir
Tous les mots et les traits qui doivent disparaître.
Un ancien Moraliste aimait envoyer paître
Tout méchant animal ne sachant s’abstenir
De gruger un pareil dépourvu d’avenir
Hormis ce fichu cas de le dauber en traitre.
La fable est un écrit qu’apprend tout être affable
Un livre de piété qui n’est point ineffable :
Il permet de servir sans agir de travers.
Le merle est beau siffleur, un persiffleur le fourbe
Qui détourne le sens de nos fabuleux vers.
Délaissons les sentiers où notre corps s’embourbe !
Posté à 15h45 le 04 mars 20
revenez nous voir
Posté à 20h46 le 10 mars 20
Qui va là?
En facteur indiscret j'ai décollé ce pli
N'en soyez pas froissée ou bien portez donc plainte
J'imagine un plaideur déjà qui vous supplie:
"J'aurai la peau de ce triste buveur d'absinthe !"
Hélas cher citoyen , souffler je vous conseille :
C'est le Préfet qui m'a réquisitionné
Téléguidant mes yeux pour me prêter oreille :
Je lui rapporterai que vous êtes faux-nez...
Naïvement Madame un excellent écrit
Vous échappa des doigts que très fins je devine
Vous conspirez fort bien contre les bons esprits !
Car nous sommes en guerre et "Pétain nous voilà"
Se répète déjà chez les Bénédictines...
Nul ne doit oublier un instant Qui va là !
(pouf pouf...
)
Ce message a été édité - le 17-03-2020 à 20:25 par CinquiemeVallee
Posté à 18h03 le 17 mars 20
CinquièmeVallée, Oxalys, le choix du sujet me plaît
Posté à 13h19 le 18 mars 20
Je trouve que "Veuillez sonner pour sortir" est un appel vraiment branché sur l'actualité... Le premier qui pondra le sonnet passe-partout devrait être dispensé de cette étrange "attestation dérogatoire" (il suffit d'acheter son journal maintenant pour en avoir sur 4 pages... !...reste le stylo-bille que Ouest-France ne va pas tarder à fournir, à défaut de masque adéquat...)
Ce message a été édité - le 21-03-2020 à 12:39 par CinquiemeVallee
Posté à 12h38 le 21 mars 20
Ce n'est pas un sonnet mais quand sonne le tocsin...
Quand sonne le tocsin (extrait)
Sombres pensées, sombre destin,
Pauvres humains en réclusion,
Pour éviter la propagation
Horriblius !
Du coronavirus.
Il traque l’humain,
Se cache dans tous les recoins
Se faufile virulent, dans son souffle
Prêt à soustraire petits ou grands, un membre de son cercle.
Le petit virus se faufile, invisible
En attente à leurs vies et à leurs libertés.
Pauvres humains, sombre destin.
Sombres pensées, sombre destin,
Pauvres humains en réclusion,
Pour éviter la propagation
Horriblius !
Du coronavirus.
Posté à 08h37 le 22 mars 20
Le délire en denrée littéraire
Quand la panne des sens affecte le rhéteur
Que faut-il faire alors ? Emettre sur les ondes
Un avis de recherche ou balancer des sondes
Qu’on propulse en ballon sans besoin d’aviateur.
Mais non, mes chers Amis, ici nul rouspéteur
N’a l’idée d’emmener vers des eaux plus profondes
Le Péquin qui se lave en des flaques immondes
Sans se prendre aussitôt pour un gentil pasteur.
On s’étonne toujours d’un panne de son
Quand on veut que son Monde exulte à l’unisson.
Hélas tous les portraits ont mine différente !
Si mon bidon des sens n’est point perçu bidon
Je veux bien, sans fracas, vous le servir en rente :
Ce délire en deux mots peut calmer tout dindon.
Posté à 10h00 le 22 mars 20
Merci Fasya !
Face au tocsin
Qui me fait mal
l'autre vaccin
Antiviral
C'est un ténor
Fenêtre ouverte
Qui chante fort
La foi experte
Posté à 13h02 le 22 mars 20
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.