"Atelier perpétuel de réparation"

Par : Salus
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Salus

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Bon...

Je vois que pas un mécanicien n'infirme ni ne confirme mon précédent message ; démerde-toi mon pote,
Oui, mais cet atelier, c'est pas pour rien que je l'ai ouvert, relisez-en le texte liminaire, est censé répondre, en toute bienveillance, et sans que ceux qui savent se contredisent, ce qui n'est hélas pas toujours le cas (voir plus haut ce que dit Pierre puis ce que dit Jim) ; bref, le coup du tableau, oui, c'est pas mal, et j'en ai même trouvé un mieux explicite, MAIS je comprends pas tout, d'où mon dernier appel au secours : "J'aimai (passé simple) que vous eussiez lu (plus que parfait subjonctif)" c'est correct, ça ? ça me sonne très mal, pourtant ça semble conforme au tableau...
- Et encore ça : ( pasque, si je comprends bien, ce qui m'étonnerait, avec le verbe de la principale au présent (dans le texte qui suit, présent subjonctif), on ne pourrait pas utiliser celui de la subordonnée à l'imparfait subjonctif ?)
Or, je lis, de Valéry, qui lui est allé à l'école, ceci :

Paul VALÉRY, dans
"CORONILLA"

Grande Belle que tout débauche
Gemmes, castels, soirs de plaisir,
Toi de qui l'œil, de droite à gauche,
Se trouve un objet de désir,

Ô Merveille,de fantaisie,
De joyaux folle et de jardins,
Toi que chacun rêve saisie,
Monstre d'amour ou de dédains,

Je t'assure que si je fusse
Dictateur (tel à l'horizon,
Le Romain, le Boche ou le Russe)
Je te tiendrais dans ma prison.

Faut-il donc amasser des pierres
Pour à loisir pouvoir t'aimer
Si mes lèvres sur tes paupières
Ne suffisent à t'enfermer ?

Si des choses éblouissantes
Sont le besoin de ton ennui
Songe aux ténèbres si puissantes
De mes yeux clos qui voient ta nuit…

Chère nuit d'intime existence,
Même s'étreindre a moins d'émoi
Que de sentir dans ta substance
Frémir la véritable TOI.


Voilà, peut-être que je me plante encore, mais je vois là un imparfait subjonctif d'une proposition subordonnée (en gras), qui suit une (des) proposition principale au présent ...?

Le savoir se doit interactif ; en vous remerciant pour votre patience (proverbiale), je me tiens à la disposition de quiconque aurait des soucis avec la versification vu que ça, je maîtrise...
(apparemment personne, tout le monde, ici, possède parfaitement le vers régulier, ça fait plaisir, mais bon, on ne sait jamais.)

Salut, que votre journée vous soit gouleyante !



Ce message a été édité - le 18-02-2025 à 18:03 par Salus
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Pierre Lamy

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Si Paul Valéry en use, c'est que, bien qu'inusitée, cette formulation est nez en moins nickel-chrome.

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Lau

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« J'aime beaucoup que vous me lussiez »

Elle est complexe la langue française. Mais elle est la transcription la plus fidèle de notre pensée nuancée et la grammaire n’est pas là pour emm…, ennuyer le monde mais bel et bien pour exprimer la subtilité.

La conjugaison, en particulier, reflète le sens avant tout. Parlons de modes : l’Indicatif est celui d’actions ou d’états qui se sont passés, qui se passent ou qui se passeront effectivement. Le subjonctif est le mode du doute, de l’incertitude, du souhait, du sentiment (comme ici : j’aime que) et se trouve après certains connecteurs tels que avant que… (mais surtout pas après après que), bien que, quoique, afin que… et caetera.

Ici, il s’agit de concordance des temps entre la proposition principale et la subordonnée :

« j'aime beaucoup que vous me lussiez » ; fors le fait qu’elle s’écarte des tableaux (comme celle de Valéry), que nous dit-elle ?

Que maintenant, aujourd’hui (présent) l’auteur apprécie qu’on le lût, dans le passé, durant une période plutôt longue ou par habitude. Ce sens est recevable.

Si l’auteur avait voulu dire qu’il aime (maintenant) qu’on l’ait lu, ponctuellement et que cette action est terminée, il eût pu écrire : J’aime que vous m’ayez lu.

Mais je ne suis pas dans la tête du susdit auteur qui peut maintenant aller en récréation avec une pancarte JE SUIS UN POETE en lettres d’or.
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Jim

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Grand merci à Lau d'avoir trouvé simplement les mots justes pour préciser l'emploi adapté au sens. 😊
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Salus

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Du coup, et contre toute attente, contre, aussi, ce que j'ai pu (mal, donc) comprendre d'un tableau de référence, ma phrase serait recevable...
J'envie, Lau, cette clarté de compréhension dont tu fais preuve ; et je te remercie d'en partager les explications.
Il semblerait qu'un "instinct littéraire" conduise mes façons d'écrire, même s'il m'arrive, hélas, de me planter. (ne rêvons pas, il n'y a d'instinct qu'en fait du souvenir inconscient d'innombrables lectures)
Merci à celles et ceux qui veulent bien faire vivre l'atelier dans le respect de l'individu et des règles sémantiques en vigueur.
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Salus

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Oh ! Ca dort dans ce garage !
Heureusement que je suis là pour poser des questions...
Bon, les mécanos, en relisant "Holocauste", je butte sur le dernier vers :
"(...) l'on arrache vif les cœurs" (vif au singulier)
- Arrache-t-on vif les langues ?
(ou Vives ?)
Eske "à vif" peut être sous-entendu ?
En d'autres termes, peut-on "adverbialiser" vif ? (j'avoue que, dans le cas contraire, je serai tenté de passer outre)

Qui, pertinent et grammaticalement étayé, pourrait me dépanner ?





Ce message a été édité - le 17-11-2024 à 21:56 par Salus
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Lau

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Même le dimanche ?!
Pas moyen de roupiller tranquille...

Alors, à l'instar de "net", comme tu le supputes, "vif" peut s'adverbialiser -édite, frérot- (de façon vive) mais c'est ici l'action qui est concernée, ni les cœurs, ni les langues.

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Salus

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Merci au diéséliste de garde !
(Oui, mais dimanche, c'est payé double)
- Pourquoi éditer ? j'ai bon !
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Lau

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Pas tout à fait, chouf : "advrebialiser"



Ce message a été édité - le 18-11-2024 à 06:16 par Lau
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Salus

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Ah, yes !
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Ggabrielle

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Automobiliste en panne recherche mécanicien compétent.

Légitimité ?
du féminin tabouE, des pluriels tabouS, tabouES.
Qui ne le sont souvent plus, tabou.
(N.B. Le correcteur accepte toutes ces formes).

Je suis perplexe, qu'est-ce QUI se passe ou qu'est-ce QU'IL se passe ... au fond du garage?
L'une, l'autre ou les deux?

Et que ce soit fait rapidos, rapido presto, merci.
(N.B. Le correcteur n'accepte aucune de ces formes).

vittorio, (l'idéal, c'est sans moteur, après tout)



Ce message a été édité - le 13-01-2025 à 00:17 par Ggabrielle
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Salus

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Tiens ? un client !

- Tabou, taboue, taboues, tout ça est admis (pas tabou, donc)

- Qui, ou qu'il, c'est une question de "niveau de langue" ; les deux se peuvent, et selon Grévisse :
"On emploie QU’IL lorsque le verbe est ESSENTIELLEMENT impersonnel"

- Je te règle les phares ?
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Ggabrielle

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Oui, mes myopes mirettes.

- Taboue, taboues, Admis, soit.
Les placerais-tu dans un poème ?
Non, ma chère amie, tu n’es pas taboue,
Que j'aimerais me vautrer dans ta boue !


Si je comprends,
Quel est ce charivari ? Qu’est-ce qu’il se passe, Armand ? (le majordome)
Qu’est-ce qui t’a pris Gaston ? (le jardinier) (p. ex. de bêcher les iris. )
J’ai bon ?
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Salus

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Je ne suis jamais très sûr de moi en ce qui concerne grammaire et orthographe, mais pour moi, ça colle !



Plutôt qu'à poupe et tant qu'à proue
Sus aux délices de Capoue
Nous cinglerons comme on s'ébroue
Vers la complicité taboue...





Ce message a été édité - le 15-01-2025 à 14:45 par Salus
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CinquiemeVallee

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Peut-on réviser ma prétentieuse
"Irréfragabilité"
?

...si oui, je la gare devant l'atelier... 🤣