Toutefois, même si l'on exclut les scorpions,
Il me faut réviser ici mon hypothèse ;
Hélas ! les importuns n'étaient pas des morpions
Ni des puces de lit, car c'était des punaises.
La langue a ses accents que chacun (ou bien presque)
Prononce, mais l’un d’eux qu’on ne peut lire et voir
Plane sur tous les mots, fantôme pittoresque ;
C’est celui de l’auteur qu’il tient de son terroir.
Le chemin sera long pour trouver l’amitié,
Redorer le blason de la franche tendresse.
Vous qui savez donner sans nulle maladresse
Offrez-nous vos présents sans agir par pitié.
Si la chair se veut chère et peu grâce peuchère
Comment mettre du maigre au lieu de l’embonpoint ?
Voilà que l’heur hélas est à faire le point
Pour cacher un corps beau perdu dans la jachère !
Mettre un corps beau sur un art pré-percé ?
- C'est le ton haut des Danaïdes !
Mais les vers sont au fruit, comme en un fief hersé,
Et dorment dans leurs thébaïdes...
Oyez preux citoyens ce tout dernier message
Qui nous apprend, sans mal, que l’automne est bien là.
Toute fleur va faner, les raisins que voilà
Vont aller sans tarder tous subir le pressage !
Fabriquez vos quatrains en gardant bien le train !
Ici tout preux quidam peut donner de la rime
En disant, à l’encan, qu’à ses pairs il s’arrime
Sans jouer du pipeau, ni brider son entrain.
J’ai fini par comprendre avec fascination
Que ce site où l’on cause est un lieu sans friture.
En effet tout péquin soigne son écriture
Et le fait chaque fois avec obstination.
Demain je reviendrai poster une autre strophe :
Voilà qui réjouit le forum en émoi.
Chacun sait, conseillé par son sobre surmoi
Que la bonté du pieux agit sans apostrophe.