La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Dans le dessein de convaincre une dame
de bien vouloir se laisser lutiner,
bien des rimeurs ont usé leur calame,
jamais sonnet fut mieux saucissonné.
Posté à 07h03 le 09 nov. 19
Dites-moi Cyrano
Monsieur de Bergerac ! Dites-moi d’où vous vient
Ce parler sans pareil qui peuple vos tirades.
Vous usez, peu souvent, d’inutiles parades
Pour allez droit au but du seul mot qui convient.
- Si j’ai ce bel entrain pour fuir tout va-et-vient
- C’est qu’en fin de l’envoi, devant mes camarades,
- Il me faut faire mouche et poser des bourrades
- Au dos de ces badauds quand le rire leur vient.
Depuis notre jeunesse où nous jouions ensemble
Je n’ai jamais cessé d’aider celui qui tremble.
Mais vous, très Cher Cousin, n’avez point ce besoin.
- Si mon bras est vaillant et ma langue vivace
- Mon cœur se plaint pourtant de n’avoir plus de soin.
- Pensez donc, désormais, à changer de préface.
Posté à 10h40 le 20 nov. 19
Sortez donc de ce silence
Ô fidèle Cousin, Vous aussi silencieux !
Mais qu’est cette posture inédite et sans charme ?
Qu’avez-vous hélas fait de cette si belle arme,
Cette chaude parole au ton si délicieux ?
Ô divine Cousine au regard malicieux
Faut-il donc qu’en rebelle ici je me gendarme
Pour fourbir un répons de tonique vacarme
Ameutant l’alentour souvent artificieux.
Ô magique Cousin vous savez réagir
Quand ce Monde étonnant voudrait vous assagir !
Donnez-nous, en suivant, du piment sans réserve !
Ô fort sage Cousine, épluchez donc ce pli
Qui témoigne, avant tout, que le Ciel me préserve
Et me donne le cœur pour quitter mon repli !
Ce message a été édité - le 21-11-2019 à 06:44 par Tonindulot
Posté à 16h02 le 20 nov. 19
Un plaisir à te lire en gardant le bon rythme..restons classique
Bien mes amitiés plumatiques
Posté à 16h15 le 20 nov. 19
J'aime vraiment bien ce rythme ainsi structuré comme une éternelle ronde en aile..désolé deux ou trois affreux hiatus indésirables se sont glissés dans mon propos..excusez !
Posté à 16h41 le 21 nov. 19
Délibéré sans faille
Parlez encor de chance en ces temps grisonnants !
Dites-moi que l’avis est toujours d’importance,
Que l’on soit en son mas, reclus par circonstance,
Ou bien près d’un chapitre avec des mots sonnants.
Je vous réponds ici, sans propos assonants,
Dans la gaité du cœur et la même constance,
Que l’ami dit lointain sait porter assistance
A la dite complice aux émois frissonnants.
Je me souviens fort bien de ce vieux temps jadis
Où nous étions en Cour à nous offrir des lys.
J’étais votre Cousin, vous restez ma Cousine.
Les années ont passé mais le cœur est tenace.
Puisque je lis ici des propos de saisine,
Je dis par arrêté : « Vous conservez la place ! »
Posté à 10h34 le 27 nov. 19
Voyez comme le silence est d'or...
Les mots dits sur ces pages effraient donc les chouettes...
Posté à 20h55 le 27 nov. 19
Que l'avis continue selon notre bon train
Prêchez ma Bonne Amie avec votre faconde !
Je suis là toute ouïe ouvert à vos discours.
Repassez sur le fil ce pli d'un grand secours
Qui voit notre amitié heureusement féconde !
Jouez tant qu’il vous plaît afin que je réponde
D’humour parfois discret ignorant tout des Cours.
Je sais que pour ces mots vous n’aurez point recours
Au froid réquisitoire inhibant notre Monde.
Allons donc à l’envi dans ce fertile échange
Car l’encre n’est plus chère et la soif me démange.
Quand nous serons plus vieux, nos tiroirs seront pleins.
Alors nos descendants relisant tous ces plis
Se diront que des gens ont pris les terrepleins
Pour aller sans danger, les coffrets biens remplis.
Ce message a été édité - le 05-12-2019 à 11:54 par Tonindulot
Posté à 09h29 le 04 déc. 19
merci pour ces beaux échanges
Posté à 10h02 le 12 déc. 19
Comment plaire à ses pairs...(l'affable du jour)
Vous m’êtes si savant avec tous vos mots justes
Que je suis épaté par vous si décidé.
Et mon être appâté, se croyant déridé
Vous range, tout bavant, parmi les plus beaux bustes.
Les titres de noblesse, autrefois si robustes,
Sont aujourd’hui vaincus, le faciès tout ridé :
Et l’on voit des cocus, sans être cervidé,
Marcher tout en finesse avec des airs augustes.
A jouer tant de flûte en votre port de paon
Nul besoin d’une lutte avec le fâcheux taon
Qui voudrait, par son vol, épater l’assistance.
Si l’Odieux me pardonne et dessine en plein ciel
Mon tracé pour envol, c’est que sans insistance
Il surveille ma donne avec son potentiel.
Nul ne doit se flatter sans qu’un tiers ne l’ajuste !
Posté à 11h24 le 13 déc. 19
Seriez vous un ecclésiastique,
pour dénicher tous nos travers
et nous rappeler à l’éthique
en aussi remarquables vers ?
Ou bien, qui sait ? un moraliste
digne d’entrer à l’institut
afin d’y ériger la liste,
avec un soin philatéliste,
des homo-sapiens sans vertu ?
Posté à 12h59 le 13 déc. 19
Pour le vernis, passons plusieurs couches
Monsieur ! La suffisance envahit votre fort
Vous poussant, à mes yeux, en obtuse posture.
Faut-il vous conseiller plus amène nature
Afin que nous soyons en solide confort ?
Vous parlez d’hôpital qui serait dans le tort
Mais semblez fort clinique en odieuse imposture,
Car jouant la saynète où se dit qu’en roture
Naquit l’état civil qui vous donne ce port !
« Ô Nature féconde ôte donc de ma vue
Cet homme outrecuidant qui commet la bévue
D’afficher son talent pour séduire la foule.
Prolixe, et donc verbeux, je le trouve souvent
A flatter le chaland qui, jamais, ne se saoule
De ses mots pleins d’emphase et d’élan trop fervent ! »
Faut-il qu’en Basse Cour je plaide pour renfort ?
Posté à 18h44 le 13 déc. 19
Autant en apporte l'Avent
Va-t-en donc, Bête Humaine, épouser du regard
Cet autre aux yeux baissés qui se croit peu de chose.
Il ignore son prix mais aussi qu’il dispose
D’une bonne Nature au penchant plein d’égard.
Cet homme est bien ton frère ! Aime-le sans retard
Puis cesse de servir ce qui nous indispose !
Sens-tu dans ta poitrine un élan qui s’impose ?
Laisse donc s’exprimer ce cœur qu’on dit bavard.
Le sourd sans son oreille aimera réclamer
A la foule impatiente, encline à déclamer,
Cette étreinte d’Amour qu’on offre en show-partage !
En chacun d’entre nous un génie se tapit
Qui n’attend qu’Amitié pour unique héritage.
Alors change de cap, vieux renard qui glapit !
Posté à 15h18 le 14 déc. 19
Bon, on prend la pose...regardez bien le petit oiseau
Posté à 19h58 le 14 déc. 19
Etait-ce bien votre dernier pli.?
Savez-vous mon cousin au joli patronyme
Que, malgré votre emploi, vous pouvez m’épouser ;
En effet une loi qu’on vient de déposer
Permet au sang voisin de convoler sans crime !
Mon Seigneur employeur consent même une prime,
Pour doter une bourse inapte à s’épuiser.
Nous aurons la ressource où nous pourrons puiser
Sans chercher d’orpailleur à tenir en estime.
Allez voir sur le champ pour l’office un pasteur !
Dites lui en marchand, vos bons mots d’orateur
Et surtout n’avouez que le sang est le même !
Nos parents convaincus donneront leur accord
Ne sachant que louer notre nouvel emblème.
Ils verront les écus comme utile décor.
Posté à 08h55 le 04 janv. 20
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