La poésie sur internet
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Par : Marcek
Posté à 09h51 le 19 mai 17
J'ai lancé un appel à mon ami Guy Rancourt qui fut enseignant à Rimouski, ville du Québec où naquit la mère de Nelligan. Féru de littérature et créateur du site consacré à Sabine Sicaud, je vous en parle souvent...il nous éclairera peut-être sur cet hymne ou ce rythme !
Posté à 10h05 le 19 mai 17
Un vignoble, portant le nom de son poème La romance du vin lui a été dédié en 1999 au Québec !
http://www.laromanceduvin.ca/
Sur ce site figure le poème où l'on voit non pas rythme, mais Hymne
Posté à 11h01 le 19 mai 17
Et dire que j'avais dit à Joa que je doutais qu'il y ait des vignes au Québec ! J'avais vraiment tout faux ! Ah quel délicieux accent ont nos cousins du Québec ! Emouvant !
https://www.youtube.com/watch?v=2Yg5EWCRYRQ
Posté à 13h43 le 19 mai 17
Je n'ai pas suivi toute la conversation mais puisqu'on parle de Nelligan.
Entre 1886 et 1898, Nelligan a passé tous ses étés à Cacouna, un magnifique village à 10km de chez moi.
Un bon ami Yvan Roy, a d’ailleurs écrit un très beau livre, Nelligan à Cacouna.
Un livre vraiment très intéressant avec de belles photos, un hommage au poète.
J’ai appris beaucoup en le lisant.
Michèle, si Guy aime Nelligan et ne connait pas ce livre, tu devrais lui en parler ;-)
J’aime bien ce poème tiré du livre
Ma mère
Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures
Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
Ô toute poésie, ô toute extase, ô Mère !
À l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
Posté à 15h38 le 19 mai 17
voilà les façons d'une mère bien aimante qui ne voit pas grandir sa progéniture, comme c'est vraiment charmant!
Posté à 15h40 le 19 mai 17
Comment ça " qui ne voit pas grandir sa progéniture " ? d'où tu sors cette idée ?
Posté à 15h44 le 19 mai 17
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Posté à 16h46 le 19 mai 17
Merci, Joa pour la mention du titre de ce livre . Je vais en informer Guy et cela m'étonnerait qu'il ne le connaisse pas, c'est une bibliothèque vivante !
Posté à 16h53 le 19 mai 17
Sylvain, notre perception nous joue souvent des tours et c'est pour cette raison que j'essaie de ne pas penser à la place des autres...;-)
Posté à 17h06 le 19 mai 17
Michèle,
Tu te souviens de Max qui aimait beaucoup Nelligan et ben il ne connaissait pas ce livre.
Tu me diras si Guy l'a déjà lu sinon je lui donnerai le lien pour communiquer directement avec l'auteur, mon ami Yvan
Posté à 17h08 le 19 mai 17
Génial, Joa ! J'attends la réponse de Guy !
Posté à 17h14 le 19 mai 17
PARDON MAIS LE TEXTE DU LIVRE DIT :
"JE SUIS FILLE DU NORD ET DES NEIGES ! - SOUVENT -ETC...)
C'EST FOU CE QUE LES RECOPIEURS D'INTERNET PEUVENT SE TROMPER SOUVENT AUSSI !
Posté à 22h43 le 19 mai 17
"JE SUIS FILLE DU NORD ET DES NEIGES"
Oui, mais ça, on l'a déjà vu.
Et pour ne pas s'endormir, on va faire Marie Dauguet, dont je ne suis pas friand, mais qui écrivait fort bien et mérite qu'on la retranscrive correctement ; or, l'on trouve ici deux coquilles, flagrantes d'une inattention du copiste, à vous !
L'infini.... L'idéal....
L'Infini ?... l'idéal ?... - Quel nom faut-il dresser ?
Ah surtout, il n'est pas dans l'heure quotidienne,
Les sentiments connus et les mots ressassés,
Il faut les écarter pour qu'ils nous appartiennent.
Il parle dans un bal villageois, rude et fort,
A travers le piston, le tambour et le fifre,
Et quand le terroir d'or alentour est comme ivre
Et que le vent d'été est un baiser qui mord.
Il parle au rythme dur d'une danse cosaque,
Héroïque, brutale et dont les bottes claquent ;
Avec l'accordéon qu'on entend sur un lac
Suisse et mêlé au bruit glauque et frais du ressac.
Il est dans le chalet ouvert sur la vallée,
Celui de mon enfance, au creux du bois qui dort,
Sauvage, amer, profond, en la nuit étoilée
Et le cri pathétique épars au ciel du cor.
Aux vitraux nuancés de ce kiosque sylvestre,
Sous les acacias dont les fleurs se défont,
Dans la première fois qu'on entend un orchestre
Pauvre, de ville d'eau, où tout le coeur se dond.
Dans le soir où ma tante a chanté l'Africaine,
Au château de Francourt, et pour mon oncle épris
Seulement ; on était près du piano d'ébène,
Petit enfant tremblant et qui a tout compris.
Au voile qui sentait bon et parmi la nacre
Du chapelet et l'odeur des lys de juillet
Répandu avec l'âme au pied du tabernacle
Des enfants de Maris... Et l'on communiait.
***
C'est un frisson qui court dans le trépas des bêtes ;
Quand tu mourus, mon pauvre chien que j'aimais tant,
Je le sentais errer sous mes mains, sur ta tête,
Dans tes yeux, mon Boby, pleins d'un secret charmant.
Il est le cri souillé des geais qui se chamaillent
Et le sentier noirâtre où Vénus descendit
Jeter un peu d'agent sur une eau qui s'écaille,
Ou quand l'aboi du loup tout à coup resplendit.
Il est cette stupeur au fond de l'écurie
Du taureau magnifique et qu'enivre son sang,
Qui porte sous les cils un encens rougeoyant,
Dont le galopement fait trembler la prairis.
***
Il fut encor, charmant île où je me guéris
Un peu, pour commencer - toi qui plaignit Jean-Jacques -
Ile Saint-Pierre, il fut parmi tes joncs fleuris
Où je m'étais couché en sortant de la barque.
J'appuyais à ton sol mon front pesant, voilé,
Mon cœur qui n'était plus qu'une immense blessure ;
J'ai senti ton accueil et tu m'as consolé
Et je sais pour toujours comment le ciel t'azure.
Mais c'est si rarement que tu nous consolas,
Toi, l'Idéal cruel, même parmi les fêtes :
L'essor qui se brisa contre un mur dressé là,
Toi l'éclair... altérant et l'étreinte incomplète ;
Idéal qui nous fit chasser avec dégoût
De notre âme et des sens, la joie où rien ne change
Et nous prêtas devant chaque idole debout,
Officielle ... un rire sourd de mauvais ange.
***
Le tintement de l'eau sur un pavé de grès...
Cette fontaine obscure au coeur de la forêt,
Retrait où nos vingt ans souffrants virent en songe
L'amour qui s'approchait sous un rayon qui plonge
Sa douceur dans la mousse ; où chante un oiselet ;
Où glissait la fontaine d'ombre qui fuyait ;
Le tremblement de l'eau sur le grès, et qui pleure,
Tandis qu'un roitelet dans les buissons s'épeure.
***
Les yeux qui nous aimaient que la mort leaise ouverty
Et qu'il nous faut fermer. Infini, ta réponse
précise à la question : "Où sont-ils dans l'éther ?
Entends-tu le sanglot que nos deux mains renfoncent ?"
Infini ! Idéal ! Des biens fades offerts,
Des poncifs acceptés dupant le cœur, les nerfs,
Des autres !... - Admirons les rêves qui déchirent,
Au moins, surtout en pleurs, tout entiers l'on respire.
Et puis enfin, j'aurai vécu, je puis mourir...
En te pardonnant de m'avoir fait tant souffrir.
Tiré de :
"Ce n'est rien, c'est la vie"
Ecrit par Marie DAUGUET
Posté à 22h49 le 19 mai 17
Pauvre, de ville d'eau, où tout le coeur se dond.
Des enfants de Maris... Et l'on communiait.
[?]
Posté à 23h01 le 19 mai 17
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