Causalité ?

Par : Jim
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Jim

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Vaste question à laquelle personne ne sait répondre. Cela renvoie, exemple classique, à l'hypothèse d'une cause première, le dieu de Descartes qui aurait uniquement fourni l'impulsion initiale et ensuite laissé faire... Qu'est la causalité ? Une propriété, mais de quoi ? Qu'est une cause ? Différence entre chaîne causale et acausale, le rapport entre le temps et la causalité,... sont-ce des réalités ou des cadres construits pour filtrer la réalité et rendre une connaissance possible ? Comment tout ce cela s’élabore-t-il via un cerveau lui-même évolutif, de l’individu, de l’espèce ? Constitution préalable de cadres nécessaires à la constitution de connaissances ; rapports connaissance/représentation/réalité ; rétroaction de la connaissance sur le cadre ; que toute connaissance résulte d’une expérience par un sujet tel qu’il est à un moment de son évolution, donc d’une mesure faisant appel au cadre ; que toute représentation résulte des conditions et des caractéristiques de l’ensemble expérimental, sujet compris ; que les représentations premières résultent d’expérimentations effectuées à l’échelle du sujet ; que celles hors de cette échelle résultent de tentatives d’extension de l’acquis hors de son champ de pertinence, d’où correction ou changement de cadre à élaborer ; etc. Bref, on n’est pas sorti de l’auberge !

L’ordination des événements se traduisit par la mise en place de la temporalité. Les événements non liés par la causalité sont permutables, tandis que les causaux conservent leur ordre. Il en résulte deux notions de temps confondues sur une même échelle : le temps réversible et celui irréversible. Existe-t-il une horloge universelle ? La réponse est non, uniquement des temps locaux (relativité générale). De plus, ordonner temporellement exige l’intervention d’une distance : la durée. Celle-ci s’exprime par une métrique qui disparaît à petite échelle (quantique). La causalité disparaît-elle ? Pas nécessairement, c’est sa représentation qui est atteinte. Il faut trouver un autre cadre pour situer les événements.

Sous la pression de sélection, notre cerveau s’est développé afin d’accroître l’étendue et l’efficacité de nos actions qui sont finalisées. Pour survivre, au naturel nous substituons des artefacts finalisés. La finalité est un paradigme dont nous sommes captifs, et avons en conséquence du mal à imaginer quoi que ce soit d’existant qui ne soit pas finalisé, d’où l’interrogation sur le grand architecte, le grand horloger et tutti quanti. Il faut cesser de penser en ingénieur ! Il n’y a aucune raison pour que l’univers soit borné à nos contraintes. Les questions ontologiques sont probablement de purs non sens (comme si en avançant toujours plus loin dans le plan, on escomptait découvrir les propriétés de l’espace, si ce dernier n’est pas une lubie).

Il nous faudra bien un jour admettre nos limites d’éléments dans un ensemble, non destinés à comprendre et/ou maîtriser cet ensemble, juste capables de nous en accommoder pour ne pas disparaître trop tôt, sous réserve que nous cessions d’être aussi cons entre nous et notre environnement immédiat.

Si nous ne sommes constitutivement pas capables de penser autrement qu’en ingénieur, nous sommes réduits à nous adapter localement au mieux à un monde qui nous échappera toujours.
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Catriane

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holà!! !!bon je ce que j'ai eu envie en te lisant c'est de casser le cadre (6 dans ton texte )faudrait que je relise l'ensemble