A l’ami
Toi qui connais combien
Sont violents mes silences,
Que le sourire n’est rien
Qu’aimable bienséance.
Sous le velours des mots
Se cachent les blessures,
Les rêves en lambeaux
D’autres en sépultures.
Tu sais sous mon entrain
Ma grande lassitude ;
Dans le chaud de ta main
Je mets ma gratitude.
Si aveugle est l’amour
L’ami est perspicace
Et il restera sourd
Aux perfides grimaces.
Anitajuillet 2012