Sonnet à un poète raffiné
Le Znarf, convenons-en, suscite la tendresse.
Son pouce délicat et son art odorant
De l'image l'ont mis, pour nous, au premier rang
Des poètes subtils chez lesquels rien n'agresse.
Il daube sur chacun avec une allégresse
Que n'égale qu'un don d'insulter peu courant !
Il est léger, il est plein d'esprit : si marrant
Que de lire ses vers, ici, chacun s'empresse !
Les derniers sont fort doux : on dirait la passion
Qu'éprouve un gros bébé après la commission,
Babillard, à touiller dedans sa logorrhée...
Sa syntaxe gracieuse et ses rythmes heureux,
Son lexique abondant, truculent, généreux,
Sont naturels chez lui comme l'est la diarrhée.