Un soir de neige

Par : Thierrycabot
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Thierrycabot

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Nos regards se touchaient sous l’éclat vert des lampes.
C’était un soir de neige unique et désiré ;
Un soir où l’idéal coulait sur tes deux tempes
Et tapissait ma voix d’un chemin azuré.

Les longs murs cotonneux vibraient comme des psaumes.
Les ombres chuchotaient au coin des blancs rideaux.
Nous semblions chacun à la fleur de nos paumes
Détenir, fascinants, tous les eldorados.

Si belle dans ta chair aux suaves musiques,
Tu devinais en moi la magie et la paix,
La magie effeuillant ses dons métaphysiques
Et la paix rayonnant de mystères épais.

O muse ! alors que les flocons teignaient les vitres,
Je lisais notre amour au point de défaillir
Comme si, saintement, de pages en chapitres,
J’avais eu tout entier le divin à cueillir.
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Jim

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Ambiance d'un moment en suspension, conscience au présent de ce privilège savouré. Ce vers est superbe : Si belle dans ta chair aux suaves musiques.
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Lasource

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J'ai beaucoup aimé ce poème. Et puis, un bon versificateur, en pareil cas, cela ne gâte rien !!! En le relisant deux ou trois fois, j'avoue que je le trouve encore mieux... Un beau talent...
"Les ombres chuchotaient au coin des blancs rideaux."
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Anita

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si il est une poésie classique que j'aime c'est bien celle-là !

j'aime énormément ce poème
merci
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Comme quoi, les vers classiques sont un cadre doré autour d'un superbe tableau.

Très très beau.
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Antigone

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Ô, alexandrins grandioses et magnifiques !
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[Ancien membre] Un bijou de versification!

Merci,

Maxime
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Michèle Corti

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J'adore, tout simplement et humblement !
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Magnifique.
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Mijo

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la poesie comme je l'aime Bravo !
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Pierre

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Dans ce poème l'amour est tout bien comme il faut, comme le poème d'ailleurs.
Mais l'amour est ce bien cela...?
Tout y est le "chemin azuré", les "eldorados" et même le "divin" qui ne reste qu'à "cueillir".... C'est dire!
Tout y est et pourtant même si c'est joli et bien bordé, un peu comme un lit au carré, je reste dubitatif sur le fond.

Alors vous me direz qu'est ce qui te gêne puisque tu dis souvent que la forme est au moins aussi importante que le fond? (si si vous me le demandez, surtout lui là bas au fond).

Ben justement la forme, qui fait si propre sur elle, qui sent si bon le sachet de lavande dans les plis des draps de la lingère.
Une forme comme on n'en fait plus pour un fond qui n'a vraiment jamais été... Un petit air suranné façon "ah que l'amour est beau surtout avant..."

Bon et puis y'a ce vers "Et la paix rayonnant de mystères épais" que je trouve quand même un peu pataud malgré ses paix...

Surtout qu'il suit la découverte par l'élue de la magie drapant le lu, ce qui reconnaissons-le n'est pas rien.

Mais bon, dans l'ensemble c'est vrai qu'il tourne rond ce poème.
Je n'ai pas dit qu'il ne faisait pas de bruit hein!!!
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] J'ai beaucoup aimé ce poème, à la forme parfaite (une toute petite réserve, toutefois, pour "O muse ! alors que les flocons teignaient les vitres", dont la césure me semble mal placée). Certes, on peut trouver, comme Pierre, que le fond est un peu convenu et vieillot, mais ton texte m'a tout de même plongé dans une ambiance qui ressemble fort à ce que j'attends de la poésie ! Aussi, je ne bouderai sûrement pas mon plaisir de le lire, et le lire encore.
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[Ancien membre] C'est un alexandrin romantique.

O muse ! alors/ que les flocons/ teignaient les vitres" = 4/4/4

Quant au style, il est vrai qu'il fait ancien, mais ne sert-il pas bien la forme empruntée? En tout cas, cela me rappelle une poésie Nelliganienne à son meilleur!

Merci,

Maxime
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Thierrycabot

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Merci à tous.
En toute amitié.

Thierry