Question de principe

Par : Jim
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Jim

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Qui donc pourrait prétendre avoir vu, le début
Tout autant que la fin, d'une petite chose
Dont on ignore, en fait, cette métamorphose
Qui nous la fait jeter, trop souvent, au rebut ?

Si l'éclaircie, le soir, laisse place à la nuit,
Le soleil point ne meurt pour au matin renaître.
Il partage son temps au-dessus de chaque être ;
Il demeure discret et jamais ne nous nuit.

Ainsi, par ignorance, au-delà des extrêmes,
Des maux on imagine en cultivant la peur,
Et nous restons figés dans la moite torpeur

De ces effrayements dont nous sommes barèmes.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ;
L'univers n'obéit qu'à cette unique norme !

©JIM
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Mariadolores

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Bonjour Jim,

pas seulement une question de principe mais je dirai aussi d'équilibre,
On sait aujourd'hui bien des choses mais pourtant nous en ignorons bien d'autres...
Je dirai aussi que c'est un beau sonnet , juste une petite erreur de versification que j'ai noté mais ne serait-ce pas volontaire ?

Pour signalement sur lequel j'émets une réserve bien sûr :

Voir le mot Si l'éclaircie , le soir ... (Éclaircie devrait être élidé ?)

" Et ce que vous cité, et là c'est réellement volontaire puisque on ne peut pas modifié une citation ;

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ;"

Bien à vous amicalement
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Jim

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Je prends, Mariadolores, des libertés vis-à-vis du pur classique, ainsi que d'autres l'ont fait (Apollinaire, Aragon, etc.); c'est pour cela que certains de mes textes sont classés en "libre". Je rime à l'oreille et non à l'œil (lequel n'entend rien), tout en respectant le mètre. Si on tient à classifier, on peut parler de néoclassique. En fait, m'intéressent toutes les ressources de la langue, non la façon d'une époque ou d'une école particulières. Rien, selon le contexte, n'interdit d'écrire un hexa "elle rit gaiement" (3 / 3) ou "elle riait gaiement" (4/2), à moi de choisir ce qui convient le mieux au propos et au rythme.

J'ai utilisé le mot ancien "effrayements" un peu oublié alors que son frère "défrayements" l'est un peu moins, à prononcer sur 4 syllabes. Son évolution mène à "effraiement / défraiement" toujours sur 4 syllabes, avec une tendance à se dire sur 3... ce qui mène à oublier le "e" devenu silencieux. Noter que les verbes ont conservé le "y": "effrayer / défrayer"..

Merci de cette petite discussion.