- Qui craint la brûlure du feu se contente de danser autour.
- La culture, comme l'alcool, n'est pas ce qu'on dégueule, mais ce dont on s'imbibe.
- Quand on a perdu ses ailes, faut s'occuper l'esprit.
- Que peut de ses aubes embrasser un moulin sinon du vent ?
- On n'est jamais déçu de qui on n'attend rien, par exemple : un chat. Il est facile d'aimer un animal, car il suffit de prendre sans retour ce qu'il ignore donner.
- La fiabilité de la parole ne dure que le temps de son énoncé.
- La "baise" est à l'amour ce que la consommation est à l'investissement.
- Qui craint la chute jamais ne s'élève. Nul papillon ne plane.
- Les principes économiques du Docteur Myflouze : "Tout se perd, rien ne se crée !"
- "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles ". (Sénèque)
- La vie est une succession de deuils, jusqu'au dernier qui soulage de tous.
- A trop anticiper on ne fait rien.
- La solitude, c'est ne jamais rencontrer quelqu'un qui pige, sente et vibre autant que soi.
- La sagesse pour les nuls : saturer ses journées pour oublier leur vide.
- Souvent, l’échafaudage tient le mur.
- Seuls le projet m'anime, le but me satisfait, pour passer au suivant. La vie du microsillon m'indiffère.
- La dernière fois est toujours de trop.
- Pour avoir laine à tondre, faut nourrir le mouton.
- La revendication de liberté souvent n’est que le masque derrière lequel se cache un ego d’autant plus peureux qu’il est fragile.
- L'eau, sans perte d'identité, s'adapte à toute forme de vase, et peut donc en changer chaque fois que nécessaire.
- Aimer, c'est soudain n'être plus centré sur soi.
- Briller, c'est éclairer autrui.
- La personne aimée est le germe magnifié par le désir de contempler la beauté.
- L'amitié panse, l'amour tue.
- Avoir de l’amitié est une chose, la vivre sans souffrance en est une autre.
- Pour obtenir d’un oiseau qu’il ne vole pas, un seul remède : lui couper les ailes.
- Il n'est plus lourde charge que d'être à la hauteur du rêve d'autrui.
- Toute l'acrobatie du monde ne vaut rien sans la tendresse.
- Pour certains, aimer n'est qu'épices sur le met du quotidien, pour d'autres c'est le plat principal sans nul besoin d'épices. Question de palais.
- Quand le cerveau est dans le brouillard et le cœur aphone, ne laissons pas la parole au foie.
- Après qqs siècles d'observations entomologiques, un chercheur retourne chez lui sur Sirius et rédige son rapport : "chez les Terriens, il est normal d'être tordu".
- Tu ne veux pas te prendre la tête, dis-tu ? Sois rassuré, tu ne risques rien.
- Aussi profondes et multiples que soient les racines, tout arbre se déracine, question de patience (au sens latin).
- Le seul enfer connu du pervers narcissique est le renouvellement de ses victimes.
- Le problème en amour est accord de temps: que l'un soit imparfait quand l'autre est présent.
- Le problème dans les relations humaines n'est pas qu'autrui soit bête, c'est que je ne le sois pas.
- Quand on se contente de peu, on est petit. L'accumulation ne change rien.
- Ne vivre ni dans le passé, le présent ni le futur, vivre dans leur totalité.
- On ne peut réduire la beauté d'une symphonie au bon état des instruments.
- Rien n'est pire que l'inertie des petits, source de toute dictature.
- La franchise du maçon se manifeste au pied du mur.
- L'intelligence consiste à trouver moins des réponses que des questions.
- Pour certains, être heureux se réduit en l'assurance d'avoir, chaque jour, à manger le même plat, la platitude pour d'autres, la plate attitude.
- Les propos d'un thérapeute sont d'autant plus prévisibles qu'il ne dit rien.
- La question n’est pas de savoir si l’on a souvent été aimé, mais de savoir si l’on a bien aimé.
- Aimer, c'est faire durer un moment d'exception.
- Même les moments d'exception sont communs, ils demeurent cependant précieux.
- Le rapport du Droit au réel est le même que celui d’un bulletin météo au temps qu’il fait. Si ce dernier déclare qu’il fait beau alors qu’il tombe des cordes, vous êtes tenus de vous vêtir comme s’il faisait beau. Étonnante recrudescence de pneumonies, titrent les média !
- On peut lutter avec succès contre tout, sauf contre cette pandémie universelle entretenue par chacun : la bonne conscience humaine.
- J'ai toujours été en avance sur mon âge, sans doute est-ce pour cela qu'aujourd'hui, je suis mort...
- On ne cesse pas d'aimer, on range, c'est tout.
- C'est quoi un "rebelle" ? Un mouton qui change de troupeau.
- S'adapter au monde extérieur, oui. Être déterminé par lui, non.
- Celui qui ne dévie pas est traité d'instable.
- Si tout le monde était intelligent, courageux et généreux, le Droit perdrait sa raison d'être.
- Une seule faiblesse trouve grâce à mes yeux : l'union de l'intelligence et du cœur.
- Laissons le bavardage aux imbéciles, ils n'ont rien d'autre.
- D’un côté, les intellectuels, qui ne produisent que leur pub ; de l’autre, le reste : Bach, Caravage, Spinoza, Molière, Balzac, Darwin, Hilbert, Dirac, etc.
- "Quel paysage charmant !" s'écria l'architecte contemplant son ouvrage, oubliant la rivière qui n'avait nul besoin de pont.
- Les religions issues du Livre réussirent un tour de force : pervertir l'amour en péché.
- Le verbe aimer restitue sa signification première au verbe baiser, voici la raison pour laquelle je les apprécie sans les confondre.
- Même brisé, le cœur demeure et bat.
- Sans transcendance, le cogito peut ce que la ratio s'interdit.
- Comment se fait-il que j’aie toujours cette impression que seuls traitent de la passion ceux qui ne l’ont pas vécue, ou ceux qui la craignent ?
- Que le plus grand nombre partage la même maladie constitue la normalité, et pour réintégrer le sain, autrement dit l’anormal, un seul remède : lui inoculer le venin. Sinon, la norme risquerait de se trouver mal, impensable !
- On peut vivre sans passion, dès qu’on aime le mou pour chat.
- Ne me décrivez pas une vie normale, une journée normale, c’est pareil ! Vous m’ennuieriez avant que je ne la vive.
- Je suis rationnellement passionné, passionnément rationnel.
- J'aime que le vase épouse l'eau.
- Si les cellules meurent, la mémoire demeure.
- A quoi reconnaître un individu qui ne ment pas ? Simple : son seul silence dérange.
- Raconter des histoires, oui ; se raconter des histoires, non.
- Je connais des immobiles qui voyagent beaucoup, des bourlingueurs qui s’encroûtent.
- Seules ne m’ennuient pas les journées, les rencontres, qui me transforment.
- Tu crains le bouleversement ? Alors tu n’aimeras pas.
- De toutes façons, on meurt ; alors, que craindre ?
- Il n’est de retraite avec flambeaux, n’en espère ni veux aucune car : on naît dans le sas de sortie.
- Court une philosophie de poche, un épicurisme pour les nuls, laquelle, malgré toute la volonté du bon docteur Coué, n’estompe pas la condition tragi-comique du sapiens.
- J’aime les femmes parce que, outre leur beauté fracassante, elles ont souvent plus de couilles que les hommes !
- A en croire la Genèse, le mâle fut un premier essai, la femelle son affinage.
- Après 20 ans d’éducation conformative, la plupart des individus nie ce qui leur est naturel, cette capacité d’autonomie et d’indépendance qui a pour nom l’intelligence.
- Le bonheur a son prix. Seuls les pingres l'ignorent.
- Quel que soit notre QI, nous restons captifs de la courbe des cloches.
- L’intelligence n’est qu’humaine, une propriété d’un locus situ d’un moment de l’univers. Aucun de ses délires expansionnistes ne surpasse le cerveau sans cervelle de la sélection naturelle, laquelle prend tout son temps, qu’elle définit.
- Les êtres humains ne sont pas des clous dont l’un chasserait l’autre.
- L’amitié présuppose un minimum d’empathie, et non qu’autrui soit un jouet qu’on jette dès qu’il n’amuse plus, de voir l'autre comme un humain et non un ustensile.
- la liberté est à l’État ce que la forêt est au béton.
- Je préfère une absence d'explication à une fausse explication.
- L'amour se reconnait à l'entretien de la torche.
- La culture, c'est explorer son ignorance; plus le temps passe, plus son champ s'étend.
- La prétention à l'abstraction est souvent le masque de l'ignorance, et celle d'une liberté celui de l'incapacité.
- L'intelligence ne résout pas les problèmes, elle les accroît.
- Je suis trop rigoureux pour être systématique.
- L'héritage, c'est transmettre ce qui nous possède.
- Parler aujourd'hui avec des mots d’avant-hier mène à exprimer une pensée d’hier.
- Le génital est plus réussi que le cérébral, la preuve : même les cons font des bébés.
- Le présent est la rencontre de l’énonciation d’une pensée passée avec l’attente de la réponse à venir.
- Le précipice démontre la hauteur du sommet.
- La pire des bêtises n'est pas d'énoncer une bêtise: c'est la stérilité.
- La rigueur révèle une extrême intériorité, p.e.: Bach.
- Le sexe est une chose extrêmement banale, la preuve : même les chiens savent cela, mais n’en font pas une histoire.
- Au fossile qui ne rit pas, préférons le vrai d'un clin d'œil.
- Rien n'est plus dur à lever que les certitudes de l'ignorance : elle est un confort pour l'esprit qui la cultive et entretient.
- Contrairement au serf qui, avec le sol, les bois et le gibier, appartenait au seigneur, personne n'appartient ni à un fief-entreprise, ni à l'État.
- Si l'on doit oublier le meilleur sous prétexte qu'il ne dure pas, que reste-t-il ?
- Rien n'est plus appréciable que les critiques de ceux les évitant.
- A quoi sert de s'inscrire au Marathon, si l'on sait ne pas tenir 2 km ?
- Le travail de l'écrivain est de mettre sous les yeux du lecteur ce que ce dernier n'a pas envie de voir.
- En tant qu’animaux sociaux, nous souhaitons tisser des liens, mais sans attachements au nom d’une liberté : cherchons l’erreur !
- Après 20 ans de conformation, un individu pense que l'intelligence est une maladie.
- Entre le monde politique et celui de laboratoire existe une grande différence : aucun discours ne modifie un résultat expérimental !
- Sans un grain de folie, la raison n'accède à l'intelligence.
- Les chats connaissent tous les secrets, ils n'ont plus besoin d'évoluer, contrairement à nous.
- La peur du vide fait pousser les ailes.
- Dieu que l'humain est compliqué ! Les équations sont tellement plus simples...
- Le QI est à l'intelligence ce que l'IMC est à la beauté.
- Un bon voleur vole avec les ailes d'autrui.
- Oui, monsieur le juge, je regrette ce qui est pire qu'une erreur, une faute, d'avoir volé, avant de n'achever mon ascension sociale.
- Quand on sait pas, on chipote; quand on sait, on transgresse, puis on joue !
- Je suis riche de tout le superflu dont je n'ai nul besoin.
- Quand on gagne en âge au sortir de l'adolescence, on a l'impression que devant nous se trouvent les vieux cons et que derrière nous suit le flot de la jeunesse, belle, vive, courageuse et intelligente ; il n'en est rien en fait car, devant nous s'amenuise le tas des gros cons, puisque malgré quelques pitoyables résistances, ça crève, tandis que derrière nous, enfle et gronde le tsunami des futurs vieux. Et comme l'effectif planétaire augmente avec les ans, celui du ramassis des lâches et crétins explose !
- Les valets sont des pleutres auxquels seul l'intérêt donne un sens à leur tremblote, jusqu'à l'atteinte d'une saloperie nommée but. Le temps de saisir leur merde cesse leur tremblement avant de les reprendre de plus belle, et comme ils sont d'une rare bêtise, ils recommencent !
Des maîtres je ne dirai rien, n'en n'ayant ni vu ni croisé. Contrairement à ceux qui les servent, ils brillent par leur discrétion. Un chien bien dressé obéit au doigt et à l’œil, sans besoin de voix.
- L'espoir fait croupir.
- On ne nait pas idiot, on le devient.
- On ne naît pas humain, on le devient.
- Il y a le gérable et l'ingérable. Le premier m'emmerde, le second m'amuse duquel on peut attendre quelque chose.
- Rien n'est plus rassurant que de rencontrer un jeune moins con que soi.
- Désormais, l'âge seul avance.
- L'univers n'a d'autre but que son déploiement.
- Ce n'est pas parce que je comprends l'Histoire qui forgea nos chaînes que je les apprécie.
- L'étymologie révèle qu'elle est la part active des archaïsmes dans la modernité.
- Bizarre, il y a de plus en plus de jeunes autour de moi !
- L'art n'est pas cette cérémonie funéraire nommée commerce.
- Inaptes à la synthèse, ils compilent des sommes. Ne pas demander à un esprit sommaire de faire montre d'esprit de finesse.
Que considérer d'autre chez un politique que sa dangerosité ?
©JIM – le, 29-10-2021