Sur cette page tamisant
sans fin le sable je m’ensable
Je suis cet orpailleur dément
raclant l’envers de ses paupières
traquant l’éclat d’une chimère
dans les scories où l’or ardent
jetterait des feux ineffables
Plombé le mythe se défend
contre le réel implacable
et tâche d’arracher au sable
aléatoire
une paillette
un rien de rêve triomphant !