En ce moment je suis fourbu,
Très mal rasé, donc fort barbu,
Et, las, je souffle.
Il faut te dire Ô prompt chaland
Que ce temps chaud rend nonchalant
Et qu’il m’essouffle.
Mais toi l’Ami qu’on sait disert
Parle nous donc de ce désert
Où tout s’enflamme.
Cet oasis, trou de survie,
L’as-tu trouvé sans nulle envie
Que l’on t’acclame ?
Toi le poète au chef brûlant
As-tu ouï le Shah hurlant
Parler de Perse.
Son Show présent dit aux naïfs
De se servir de leurs canifs
Pour la renverse.
C’est le football sur les terrains
Qui supplante les souterrains
Où l’arme loge.
Et le grand Chef dit sans mentir
Qu’il est fin prêt pour ralentir
Tout sot éloge.
Et voilà donc comment l’on peut,
Sans jamais être un brin pompeux,
Dauber le Monde.
Un vrai Sénat pourrait pourtant
Faire cesser ce jeu coûtant
Qui semble immonde.