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Métaphore halieutique

Par : Lau

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Lau

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Ô ce grain de maïs, on dirait bien de l'or !
Mis sur le sable cendre, au-dessous la surface
D'un étang peu profond, quand le soleil nous glace
De ses rais infinis, de la Sonde, d'Alor (?)

Sans faim mais intriguée auprès de la pépite,
Carpe, ton air songeur fait que ton corps a l'air
De se brouiller les sens, il se fie à ton flair,
Et ton goût patiente et ne se précipite.

Me souviens de la perle et du cruel instant
Quand tu t'imaginais la vie, en tout, finie,
Que la mettre à ton cou fût une vilainie ;

D'elle, je te parais, tu te figeas, pourtant
Tes doigts caressaient la douceur de cette gemme
Et ta bouche anodine énonçait des "Je t"aime"

Posté à 13h21 le 13 juin 26

Édité à 11h03 le 14 juin 26 par Lau

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Salus

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Indonésie es-tu de l'eau du souvenir ?
Comme elle et cette carpe au soleil frétillante,
D'une simplicité qui ferait rajeunir ?
- Mais c'est l'amour, bien plus, dont le manque te hante.

Posté à 19h27 le 13 juin 26

Édité à 14h58 le 14 juin 26 par Salus

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Lau

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Puis vint l'Océanie, étendue, attrayante,
Qui fit de moi, mataf, si loin de son menhir,
Un amoureux du monde et de sa foudroyante
Et folle expédition que l'on ne veut finir.



Posté à 11h17 le 14 juin 26

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Salus

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Même chose ici, décidément ! (hiatus sournoisement corrigé)
- Moralement les deux parties sont pour toi, mais on s'en fout de la morale, tant que l'arbitre somnole, hein !

Le passé, c'est vorace ainsi qu'est une mante-
Religieuse et l'on doit pour survivre bannir
Cette langueur qui prend à l'âme et qui tourmente
Et laisser le présent la boire et l'aplanir.

Posté à 15h09 le 14 juin 26

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Lau

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Qu'elle fût Amazone ou qu'elle fût Atlante,
Elle est d'un passé doux que l'on ne peut honnir,
Quand son galop s'entend sur une autre Atalante
Et qu'au présent, sa voix ne cesse de hennir.

Posté à 18h18 le 14 juin 26

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Salus

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Tu rêvasses, j'entends, sur le cours de ta lente
Réminiscence et viens ton bonheur me bonnir ;
Or l'antan c'est un pou qui démange et sa lente
Grouille aux évocations...Mais tu vas m'agonir !

Posté à 17h51 le 15 juin 26

Édité à 17h54 le 15 juin 26 par Salus

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Lau

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Le passé, le présent, comment les désunir ?
Serait-ce un sombre vice, à ressasser la sente
Où l’ombre d’une dame à jamais floue, absente
Est seul soleil, pour, notre âme, désembrunir ?

Posté à 10h00 le 16 juin 26

Édité à 09h11 le 17 juin 26 par Lau

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Salus

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Vice ou pas c'est égal ; pour qu'à jamais l'on sente
Jadis revivre en nous et l'amour revenir
Sans divaguer de l'âme il faut se prémunir
D'une mélancolie à nos cœurs offensante.


(Le passé)

Posté à 16h17 le 16 juin 26

Édité à 19h33 le 16 juin 26 par Salus

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Lau

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Mais guider la mémoire et se voir alunir,
Courir l’apesanteur, alors que l’instant chante,
-Ce doux pouvoir que notre esprit sait nous fournir-
Vaut le plus beau voyage, et malgré la descente.

[merci pour la coquillette]

Posté à 09h12 le 17 juin 26

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Salus

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C'est vrai, "le rêve au rêve" où rien ne peut ternir,
Où l'amour tout entier ne ment ni ne marchande,
Verlaine* le disait, mais s'il faut s'y tenir,
C'est d'y goûter quelque saveur amarescente.


*(Le rêve au rêve et la flute au cor)

Posté à 11h55 le 17 juin 26

Édité à 18h30 le 18 juin 26 par Salus

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Lau

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L’été, comme l’hiver*, qu’importe de blêmir,
Rêvé*, le poème a la douce et la méchante
Beauté de préserver, notre âme, adolescente
Et nos sens, en éveil, ne cessent de frémir.

*https://fr.wikisource.org/wiki/%C5%92uvres_(Rimbaud)/Po%C3%A9sies/R%C3%AAv%C3%A9_pour_l%E2%80%99hiver


[…la flûte au cor (?)]

Posté à 14h33 le 18 juin 26

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