Lors qu'au petit matin, qui souvent renouvelle
De la fleur la corolle et pistil souriant,
Courrez-vous loin de moi, vive vous défilant,
En songeant : « Ce galant, tiendra-t-il ma chandelle ?»
C'est alors qu'un désir, digne d'une mortelle,
Tandis que votre peau va déjà s'étirant,
A votre ouïe dira, souffle vous éveillant,
D'être encor pour mes mains une heure la plus belle !
Laissons courir ce jour, le long de votre dos,
Cette petite bête ignare du repos.
Vous n'aurez de loyer, pas même une roupie,
A verser pour choyer du printemps le regain,
Mes baisers vous offrant le permanent desgain ;
Volez ce qui est d'or, d'amour soyez la pie !
©JIM
Posté à 16h37 le 21 mai 26
Édité à 17h16 le 21 mai 26 par Jim