Un poème
inédit de Jean-Pierre Villebramar :
Quand tu viendras chez moi, ne préviens pas, ne sonne pas, n’appelle pas,
entre, tout simplement.
Car ma porte toujours reste ouverte
Tu me trouveras écrivant, et je te montrerai mes poèmes, ils sont très beaux,
sans fausse modestie, ils parlent de la vie.
De ma vie.
De mers et de montagnes, de mes frères et sœurs rencontrés, rencontrées,
parlant les langues de la Terre et nous nous comprenons par un sourire.
Quand tu viendras chez moi, je te dirai tout le bonheur du monde et son malheur,
l’un ne va pas sans l’autre.
Son malheur.
Il y aura des amours, des rires et des larmes, des désespoirs,
des poèmes écrits sous la lampe, et le soleil sera comme l’espoir:
absent!
Pourtant, j’écrirai encore et encore, n’inventant rien, racontant tout.
Sauf l’indicible!
Le soir de ta visite. Un soir d’hiver.
La neige couvrira la terre remuée…
Quand tu viendras chez moi, avant de repartir,
prends mes poèmes, ils sont très beaux…
Disperse-les aux quatre vents.
Aux quatre vents!
Villebramar, 18 mai 2026, 5h31