Le machin expose les signes déclenchant chez le récepteur / spectateur une réaction hormonale, ou humeur, dite aussi émotion ressentie, alors que l'humain producteur présente les signes de ce qu'il ressent, et qu'il met, grâce à la technique de son art, en forme.
Autrement dit, le bidule ne ressent rien de ce qu'il offre, alors que le comédien s'applique à ressentir ce qu'il offre au spectateur.
De plus, l'humain n'a pas besoin d'être prompté pour produire, il fait cela de lui-même spontanément, sans nécessairement avoir besoin d'atteindre un but; tandis que l'engin ne produira rien de lui-même parce qu'il fait chaud, que les oiseaux sont verts et que l'amour de sa vie lui saute sur les genoux !
L'outil ne m'inquiète pas plus qu'un manche de pioche, c'est le con.... qui s'en sert qui m'inquiète. Je pense aux maisons d'éditions qui formatent la production littéraire en optant pour des lignes éditoriales destinées à toucher un public cible - la flèche, la cible -. Le scribouillard de demain ne sera qu'un employé dans une entreprise qu'il devra servir pour qu'elle se taille la part de la hyène sur le marché du débilotron. Il y a tant de nombrils douloureux que nombreux s'y précipitent en espérant un soulagement temporaire de production de bile noire, - le choléra contemporain. Et dans le manège, on peut faire tourner le canasson sapiens qu'un ustensile numérique tient au bout de sa longe; ça se nomme management. L'avenir est au crétin radieux!