La fleur de l’hibiscus devint une gargouille
Et coulait son parfum au chant du margouillat ;
Avant que l’acuité de mon œil se brouillât,
Je vouais mon regard au banian, sa rouille,
Dans l’enchevêtrement de ses bras mordorés,
Où quelque paréidolie avait encore
A dire un paradis que mon cœur aime, adore :
Voir tous les végétaux, sous tes traits, décorés.
Sous cette véranda, comme à l’abri, je pense
A ton regard, à ton sourire et tout m’emplit ;
Des tonnes de pluie ont l’heur d’être notre lit,
Quand ce rêve se pose et que surgit la danse
Du souvenir, alors la brousse enfin s’endort…
Ah ! J’aimerais tant que m’emporte ainsi la mort.