Si l’on pouvait rimer en couleur la musique,
s’il pleuvait des peut-être autant que des voici,
dans l’aube sans ruisseau qu’un rossignol prolonge
et qu’à l’instant précis où la divine plonge
un fauve feulât noir et le trombone aussi.
Si l’on pouvait rimer en couleur la musique,
si la Muse m’offrait une Sonate en Si,
comme un colifichet tel qu’on en voit en songe,
aux reflets mal armés sous un ciel obscurci,
et que ce vermillon ne fût pas un mensonge,
je n’aurais pour issue, en octobre ou janvier,
que lui tendre l’oreille et saisir mon clavier.
Si l’on pouvait rimer en couleur la musique…
Suivant le même schéma que la racine carrée de 2