La poésie sur internet
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Par : Jim
Aristote soutint d'extravagantes thèses ;
Ne lui en voulons pas, il n'avait pas le choix.
Mais, pendant deux mille ans, on crut, de bonne foi,
Ses affirmations sous peine de fournaise !
Dans chaque objet, une vertu avait pouvoir
De l'animer, le faisant choir depuis la pointe
Jusqu'en les bras de sa maman qui, les mains jointes,
Heureuse était de constater tant l'émouvoir.
Cet amour était grave, une aimantation
Disaient certains ! On croyait lors que, dans la masse,
Se cachait cet esprit, ignorant d'amour lasse,
Dont la force exprimait vive excitation.
C'est alors qu'intervint un jeune galopin
Disant, pure hérésie, que tout corps du haut chute
Au pied du mât et non derrière ! Et ce fut lutte
Avec les doctes le traitant de turlupin.
Aucun n'avait soumis à l'épreuve le livre.
Grâce à un pendule, il montra le mouvement
De masse ne dépendre. Or, aucun test ne ment.
Inerte est pierre, hélas ! Et d'âme se délivre...
La force est réactive et pourtant tout se meut !
Si la masse est inerte, où gît la force vive ?
De quelle source un mouvement depuis dérive ?
Et la réponse vint de l'un des plus fameux
Jouteurs que la planète eût l’honneur de porter.
Du sommet jusqu'au puits, il faut de l'énergie
Pour que roule un rocher, que brûle une bougie.
Il n'est de jour qui fasse ignorance avorter.
©JIM
Posté à 18h30 le 13 avril 26
Édité à 01h56 le 14 avril 26 par Jim
Décidément tu m'épates


Posté à 18h41 le 13 avril 26
Merci PierreL d'apprécier; ça change des petites fleurs et des gentils oiseaux. J'aurai pu le titrer "de la pensée magique à la raison". Mes deux protagonistes sont, tu l'auras deviné je le subodore, Galilée suivi de Leibnitz.
Posté à 02h06 le 14 avril 26
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