Pour supporter ces lieux qui deviennent si ternes
pendant que la planète affirme que ça tourne
il faut avoir vidé bien plus qu'une citerne
en compagnie surtout du sinistre Saturne
J'ai beau m'être enfermé pour dormir en ma turne
oublier devenir une faible baderne
et des rêves chausser les pénibles cothurnes
refusant de me pendre à la vieille lanterne
est-il encore un lieu où l'humble se prosterne
quand trop fort à l'oreille une abeille bourdonne
et que le trope Hélios à toute ombre consterne
d'abandonner au ciel la farce qui bidonne
Etait-il donc trop grand pour nous ce petit astre
que jamais ne pussions en franchir la poterne
hors laquelle on aurait évité tout désastre
en sillonnant l'azur tel le plus beau des sternes
©JIM
Posté à 17h47 le 11 mars 26
Édité à 17h50 le 11 mars 26 par Jim