Oui, je sais, Pierre, pour la diérèse, mais rien ne m'empêche de l'introduire; il semblerait que la fameuse liberté du poète soit acceptée tant qu'elle ne bouscule pas les usages, et que le savoir préalable qu'il possède d'un vocabulaire conditionne sa perception phonique. Quant à l'article, il n'apporte rien que le mot auquel il se rapporte ne possède déjà. Les mots essentiels sont les verbes et les noms, agrémentés par suite de leurs adjectifs et adverbes; point trop n'en faut. A moins de céder à l'épanchement romantique, le poème appelle à la concision donc, dire le plus avec le moins. Raison sans doute du succès de cette forme brève et équilibrée qu'est le sonnet, et les formes avoisinantes.
L'esthétique se bornerait-elle à l'habitude ?
Cependant, deux critiques... vu pour la première, je vais régler la seconde, puisque l'occasion m'en est offerte.
- sometime after -
Je modifie en m'offrant le luxe d'un néologisme (j'aurais pu laisser "entraînée", ça marche aussi, mais bon, jouons !) :
Ou nager d'une danse erratique dans l'eau poussière ivre envalsée par l'ardeur du courant