Poésie de contrastes.

Par : Ggabrielle
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Ggabrielle

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La poésie de contrastes, dite également poésie d'oppositions ou de contradictions, est une vieille tradition populaire.
Car elle stimule l'imagination et l'esprit de repartie.

Des poètes connus l'ont anoblie, tel François Villon dans sa "Ballade du concours de Blois".

https://www.lespoetes.net/poeme.php?id=1851&cat=ph

Pour des Notes et commentaires.

https://www.lespoetes.net/poeme.php?id=3699&cat=ph

Le concours de Blois, organisé par le duc Charles d'Orléans, illustre précurseur d'un actuel personnage qui a écrit un bestseller en quelques jours, logé dans un appart de luxe à l'Hôtel de ... Police.
Le pauvre Charles d'Orléans avait été, lui, "logé" dans les geôles de la Perfide Albion pendant 25 ans. Là, il avait eu tout loisir de s'adonner à la poésie. De retour en son domaine il réunit des poètes et organisa des concours. Dans celui dont il est question, il s'agissait de composer une ballade à partir du premier vers:
Je meurs de soif en couste la fontaine,
(Voir le commentaire de Jim dans la première citée ci-dessus, merci, Jim).
Les deux meilleures furent la sienne et celle de François Villon ci-dessus.

Il y eut aussi Louise Labé dans "Je vis, je meurs".

(à suivre dans le prochain chapitre)
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Kerdrel

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Chez Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire ou Blaise Cendras :


Marine
Paul Verlaine

L’Océan sonore
Palpite sous l’œil
De la lune en deuil
Et palpite encore,

Tandis qu’un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D’un long zigzag clair,

Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,

Et qu’au firmament,
Où l’ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens


Marie
Guillaume Apollinaire

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C’est la maclotte qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu’elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s’en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d’argent
Des soldats passent et que n’ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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Jim

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Ggabrielle

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Merci Jim

En effet, c'en est un aussi.