Je te salue, Malangue invaginaire
Malangue becquerogne aux rages de crécelles
et qui hargne et qui plose et t’affriquaphrodises
Malangue de bic et de bocks, de brique et d’ubacs
Malangue de craie rêche
Arrachée pied à hure aux prilittéreux flaves
aux culs-terrorisants
aux cacadémichiens, aux derviches tournés, aux rozettes
Malangue grillachée, Malangue avachurée
Ô toi Malangue-Outangue, ô Malangue où tangotent
Oblongrondantes les gorgerauques
, s’y étrangle l’aigü des archets incysés
Horfuyons les tarmacs
et ces neumes d’alpax
Lors jusque-raboutant les glacis
qu’insalivent mirails d’écluses verveinales
, Malangue, ha !
ha nous encorerons de gemmes imprécantes
tels coraux gémissés
de mordance en silenceries, en abymes
selon toujourcisant, et pourquoyant selonce
échenillant les gladioles subjonctives
les rémiges verbigéreuses
aux corolles des participacées
¡ Solécisent aux plèvres des solfatares
les mocomposés verbouteilles
les parataxes jaunepailles, les aphyxes
les singuliers en nein, et les pluriels en no
les nièlures !
¡ Sèmes à corps, Malangue !
je t’arquebouterai sur l’orgue rocaïque
tu fluidiseras tes seins vahinescents
nous réverbérerons l’églogue du muguet.
----------
Comme la prosodie n’était pas très régulière, j’ai pensé qu’il valait mieux faire « dire » que « chanter » ce texte par suno. Oui, mais comment ? Pas en rap quand même, on n’est pas tombés si bas… J’ai pensé au « slam », enfin en l’occurrence je ne connaissais guère – et fort peu – que Grand Corps Malade (l’homme qui a plongé dans une piscine en omettant de vérifier qu’il y avait de l’eau) dans le genre. Bon, n’écoutant que mon courage, qui ne me disait rien, j’ai essayé… Au moins, on ne pourra pas m’accuser d’élitisme excessif. (Je pense que ses textes sont un cran au-dessus de ce qu’on nous inflige d’habitude, même si ce n’est pas encore franchement génial).
(Mais finalement, j’ai renoncé à l’interprétation, j’ai trouvé qu’en l’occurrence, ça n’ajoutait rien).