Encore un extrait du poème de Jean-Baptiste Garnier en 1853 illustré par une vidéo plus récente du "Puit Billard"

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J’ai vanté le Lison, sa casquade et sa grotte,
J’ai parlé des beautés de ce site charmant.
Ma muse de nouveau vers ces lieux se reporte
Pour chanter à leur tour les lieux environnans.
Ô bras du Créateur ! Ô Puissance ! Ô Génie !
Qui creusa de ta main ce formidable abîme;
Sinistre Puit-Billard, ta beauté inouïe,
Attire dans ton sein le voyageur sublime.
Ce rocher élevé qui fait ton entourage
Perpétue du soleil un éternel veuvage.
Différens arbrisseaux croissant ainsi dans l’ombre
Suspendus au rocher, rendent ton séjour sombre.
Souvent du chat-huant la triste monodie
Réveille tes échos au milieu de la nuit.
De nombreux quadrupèdes ici passent leur vie
A l’abri de tes murs d’un éternel grannit.
Plusieurs fois dans l’année cet affreux Puit-Billard
Présente à tous l’image d’un cratère.
Vomissant dans les airs un énorme brouillard
Il fait entendre un bruit comparable au tonnerre.
Alors ce bruit provient d’un torrent qui s’y jette,
Après avoir baigné le vallon de Migette.