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Beau sijo contemple l'être, Ô adéquat, tel s'y fait plan,
Aussi haut qu'on pense verve, opale et voie, exquisément,
Aussitôt, de bon temps de règne, est l'art des rois écrit des pans.
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Au sillon, là, dessinée, en ces couleurs, la bonté mène,
Portillon à l'esprit né, sans les douleurs racontées peines,
Au vif son de la vérité temps est pour heure accord d'ébène.
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Reliant les mots entre eux, ôcre harmonie, du sens en forme,
Se brillant, d'échos en voeux, aux soies, au dit fluant en l'orme,
Ceci chant, de l'ébauche en lieux, seule anoblit, muant en or.
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À la paix, l'âme et le coeur se rappellent à ses plaisances,
Panacée, calme et teneur, fleur à telles, après d'escience,
Manne à vrai, de grâce et de l'heur, la soeur à bel avec ses sciences.
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Au sage de connaître, tant étant vrai, pour le là mauve,
L'hommage de son être, dans ces temps frais, doux de foi chaude,
Aux astres que meut mon ciel bleu, que l'ample est grand, toutefois autre.
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Dis du bien autour de toi, ensemence la graine au temps,
Vis du sain au jour de foi, entreprend de l'attrait, son grand,
Digne humain, bon ou pieux sage, en dedans se parfait, nommant.
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Fais le bien, autour de toi, ajoute au monde qualités,
Aime loin, beaucoup de quoi, parcoure au long l'oeuvre habitée,
L'être saint, de son souple choix, savoure au fond, l'heure alliée.
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Sais le bien au for de toi, comprends en vrai ce véridique,
Près de sien, automne voit, bon temps en ciel, fleurs holistiques,
Rêve peint, de l'aurore, joie, prompt en pensée, bel équilibre.
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Le sijo ([ɕiʥo], hangeul : 시조, trad. : « air populaire ») est un poème à forme fixe originaire de Corée et qui s'est développé lors de la période Joseon.
Le sijo désigne une forme poétique construite en 3 vers comptant chacun 3 groupes de syllabes, les deux premiers vers exposent le thème et le troisième apporte la conclusion.
Korean sijo poetry is the art of the compressed narrative: sweeping emotions, vast pastoral imagery, and philosophical musings, all in the space of a few breaths.
Sijo poems follow a structure familiar to fans of Japanese haiku and tanka: There are three lines in total, each with about 14–16 syllables, for a total syllable count of 44–46. The rhythm and lilt of each line is determined by its grouping pattern; poets can and do take liberties with how these groups are formed, but the total syllable count for the line remains the same.
Where haiku may encourage the briefest glimpse of feeling or scene, sijo has a touch more room to paint a picture. The first line sets the theme of the poem, say, with a 3-4-4-4 grouping pattern; the second line elaborates with a similar 3-4-4-4 echo, introducing more detail or perspective; the third line presents some kind of conclusion. In particular, the first half of the final line introduces a twist or counter-theme, either in the rhythmic elements or feel of the poem, before landing the conclusion.
Typically, each line will also feature a break or a pause in the middle of the thought; early printing restrictions caused these breaks to translate as a new line, so you may see modern sijo use anywhere from three to six lines.
Posté à 08h38 le 20 août 25
Édité à 08h40 le 20 août 25 par Assonance