Traité de versification

Par : RommelPh
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RommelPh

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J'apporterais volontiers des compléments qu traité en ligne mais si je clique sur le lien apparemment prévu à cet effet, on me répond que je n 'ai pas le droit d'accéder à ce topic.
Comment faire?
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Rickways

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Modérateur

Excuse moi.

J'avais oublié de te répondre.

Parles tu bien de ce traité ?
lien vers le traité

Il n'est pas prévu de pouvoir le modifier, comment arrives-tu à avoir une "info" qui te dit que tu n'y as pas accès ?

Pourrais tu copier le deuxième message que tu as créé à ce sujet en réponse à celui-ci et supprimer le topic qui fait doublon?
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RommelPh

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Je complèterais volontiers le paragraphe sur l'e de la façon suivante :

La prononciation de la lettre E

Lorsqu'une syllabe se termine par la lettre "e", en fonction de sa place dans le vers, différentes règles sont à noter :

1) Un "e" en fin de vers ne se prononce jamais (qu'il s'écrive "e", "ent" ou "es") :
« Jamais ! - La Clef-de-Sol n'est pas la clef de l'âme » Tristan CORBIERE - A une demoiselle
compte donc 12 syllabes : Ja/mais ! - La/ Clef/-de/-Sol/ n'est/ pas/ la/ clef/ de/ l'âme

2) A l'intérieur d'un vers, si un mot se finit par un "e", il faut distinguer quatre cas :

 Consonne-e-consonne
L’e compte pour une syllabe, même si la deuxième consonne n’est rien d’autre que la marque du pluriel :
« Les étoiles au ciel avaient un doux froufrou. » (Rimbaud)

 Consonne-e-voyelle (ou h muet)
L’e ne se prononce pas.
« Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan » Charles BAUDELAIRE - A une passante

 Voyelle-e-voyelle
L’e ne se prononce pas et ce genre d’hiatus est autorisé :
« O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais! » Charles BAUDELAIRE

 Voyelle-e-consonne
Il faut distinguer différentes époques, ce cas illustrant l’affaiblissement de cet e caduc dans notre langue
Avant les Classiques. L’e compte pour une syllabe :
« Pi-es, corbeaux nous ont les yeux cavés » (Villon)
« Mari-e, qui voudrait votre nom retourner » (Ronsard) ;

Au temps des Classiques, cette succession est interdite, sauf à la rime. Notons que cela exclut donc les terminaisons telles que « aient » ou « vies » etc, sauf à la fin du vers ;

Aux temps modernes, cette succession est autorisée :
« La joie venait toujours après la peine » Apollinaire.
« Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent » Aragon

3) Un "e" contenu à l'intérieur d'un mot ne se prononce pas s'il est précédé d'une voyelle :
« Et mes amis et ma gaieté » Alfred de MUSSET – Tristesse
compte 8 syllabes : Et/ mes/ a/mis/ et/ ma/ gaie/té

Pour l’anecdote :
On prononcerait volontiers aujourd’hui certains e :
« Mettons-le en notre gibecière » (La Fontaine). Il faut prononcer « Mettons l’en notre » etc.
Villon a construit une étrange rime avec un « ce » qui est mis pour « ça » :
« Préservez-moi de faire jamais ce ». « ce » compte pour une syllabe et rime avec promesse !
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RommelPh

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Je parlais de ceci:
Traité de Versification

Découvrez les secrets de la poésie.
Le site lespoetes.net vous propose un traité de versification afin de vous familiariser avec les bases de la poésie.

Celui-ci se veut évolutif et complémentaire au dictionnaire de poésie disponible.
Pour l'améliorer, n'hésitez pas à faire vos propositions sur le forum dans le topic consacré : Topic


Je n'obtenais pas une info disant que je n'avais pas accès mais le lien "topic" ne fonctionnait pas. Maintenant il fonctionne.
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RommelPh

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Je ne voudrais pas me montrer impatent mais je n'ai pas reçu de réponse à la porpoisiton ci-dessus que je reprends ci-dessous:

Je complèterais volontiers le paragraphe sur l'e de la façon suivante :

La prononciation de la lettre E

Lorsqu'une syllabe se termine par la lettre "e", en fonction de sa place dans le vers, différentes règles sont à noter :

1) Un "e" en fin de vers ne se prononce jamais (qu'il s'écrive "e", "ent" ou "es") :
« Jamais ! - La Clef-de-Sol n'est pas la clef de l'âme » Tristan CORBIERE - A une demoiselle
compte donc 12 syllabes : Ja/mais ! - La/ Clef/-de/-Sol/ n'est/ pas/ la/ clef/ de/ l'âme

2) A l'intérieur d'un vers, si un mot se finit par un "e", il faut distinguer quatre cas :

 Consonne-e-consonne
L’e compte pour une syllabe, même si la deuxième consonne n’est rien d’autre que la marque du pluriel :
« Les étoiles au ciel avaient un doux froufrou. » (Rimbaud)

 Consonne-e-voyelle (ou h muet)
L’e ne se prononce pas.
« Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan » Charles BAUDELAIRE - A une passante

 Voyelle-e-voyelle
L’e ne se prononce pas et ce genre d’hiatus est autorisé :
« O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais! » Charles BAUDELAIRE

 Voyelle-e-consonne
Il faut distinguer différentes époques, ce cas illustrant l’affaiblissement de cet e caduc dans notre langue
Avant les Classiques. L’e compte pour une syllabe :
« Pi-es, corbeaux nous ont les yeux cavés » (Villon)
« Mari-e, qui voudrait votre nom retourner » (Ronsard) ;

Au temps des Classiques, cette succession est interdite, sauf à la rime. Notons que cela exclut donc les terminaisons telles que « aient » ou « vies » etc, sauf à la fin du vers ;

Aux temps modernes, cette succession est autorisée :
« La joie venait toujours après la peine » Apollinaire.
« Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent » Aragon

3) Un "e" contenu à l'intérieur d'un mot ne se prononce pas s'il est précédé d'une voyelle :
« Et mes amis et ma gaieté » Alfred de MUSSET – Tristesse
compte 8 syllabes : Et/ mes/ a/mis/ et/ ma/ gaie/té

Pour l’anecdote :
On prononcerait volontiers aujourd’hui certains e :
« Mettons-le en notre gibecière » (La Fontaine). Il faut prononcer « Mettons l’en notre » etc.
Villon a construit une étrange rime avec un « ce » qui est mis pour « ça » :
« Préservez-moi de faire jamais ce ». « ce » compte pour une syllabe et rime avec promesse !
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Rickways

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Modérateur

Désolé,

j'avais commencé à lire ton commentaire, je ne vois pas l'intérêt de faire un copier-coller du message précédent, que je peux lire au-dessus.

J'ai deux problèmes avec ta proposition :

- Sa clarté, je ne perçois pas au premier regard, les modifications que tu souhaites apporter (tu aurais par exemple pu mettre en gras, les ajouts, les changements, etc...)

- Son but. En effet, le traité de versification, se veut "simpliste" par défaut, dans le sens où l'idée est d'apporter des "règles", des "connaissances" générales, et non pointues sur un des points traités

Concernant le "e" ce qu'il me semble primordial de retenir est qu'il ne se prononce pas en fin de vers, qu'il ne se prononce pas si il y a une voyelle après, et qu'il se prononce si c'est une consonne, afin de pouvoir compter correctement le nombre de syllabes.
Tes ajouts me semblent plus être des exceptions, mais c'est là où j'ai du mal à percevoir ceux-ci.

Peut-être faudrait-il garder la structure actuelle, et ajouter,

SI L'ON SOUHAITE ALLER PLUS LOIN SUR CE SUJET, et comprendre certains poèmes classique, voici des exceptions liées à l'histoire et l'évolution de cette règle.... un truc dans le genre, qu'en penses-tu ?

PS: Dans tous les cas, merci pour ta proposition