Il écrit, les matins de brume,
Des poèmes libres par vingt
Rappelant comment il en vint
À casser sa pipe en écume.
Depuis bien longtemps il ne fume,
ni d'ailleurs ne pinte de vin,
Pour son subconscient, c'est en vain :
Dans un doux rêve, il la rallume.
Il la voit brasiller dans l'ombre,
Mais au réveil il est bien sombre
Et se sent moins que du bétail.
Sa jouissance est si lointaine...
Sans tabac, sans espoir, il traîne
Les doigts de pieds en éventail.
Posté à 06h42 le 20 juil. 25
Édité à 09h30 le 20 juil. 25 par Pierrelamy