La poésie sur internet
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Par : Damy
L'intelligence artificielle est-elle le contraire de la bêtise humaine ?
Je réfléchis
L’intelligence tu n’as pas,
Ton cerveau n’est qu’algorithmique ;
Mais pour éviter des faux pas,
Oui, je me sers de ta technique !
Les hommes ont su programmer
Grâce à la science informatique
Les probables et les nommer
Avec un sens froid de l’éthique !
Pour le pire et pour le meilleur
Tu sers d’outil partout au monde.
Je me positionne en veilleur,
S’il est besoin je ferai fronde.
Sans pensée et sans émotion
Tu cites les plus grands poètes ;
Tu n’as pourtant pas la notion
Qu’écrire et lire sont des fêtes.
Je ne pourrai jamais toucher
Ta peau ni sentir le délice
Que m’offre à l’heure du coucher
Le sein de ma fidèle Alice.
Posté à 14h56 le 04 juil. 25
Elle est paramétrée humaine
Mais ses datas sont consensuels
Et les sentiments sensuels
Chez elle sont tous à la peine
De percevoir un trépas tel
Un sang qui s’éteint dans les veines
La descente fine des faines
Le chagrin promis du mortel
Alors caresse encore Alice
Si dans ta réflexion s'immisce
La crainte d'inhumanité
Dis-toi que cette absurdité
Ne vaut la douceur de sa fesse
Que l'I.A. n'est qu'une autre messe.
Posté à 12h28 le 05 juil. 25
Elle - ce qu'on en fait - est le produit de la bêtise humaine, volontaire et entretenue.
Posté à 13h47 le 05 juil. 25
Pour répondre, en toute modeste logique, à la question posée :
l'intelligence artificielle n'est ni le contraire, ni le complément, ni le subsidiaire, ni le perfectionnement....
de la bêtise humaine pour la bonne raison qu'elle ne sait ni la contredire, ni la compléter, ni la remplacer, ni la surpasser mais simplement l'imiter en compilant tout ce dont elle est nourrie.
Et comme on trouve de tout dans cette nourriture, on peut trier à volonté, à condition de faire preuve d'intelligence naturelle pour distinguer le bon du mauvais.
Ce n'est pas demain la veille.
Posté à 15h21 le 05 juil. 25
"L'intelligence artificielle ne dépassera jamais la connerie naturelle"
Le Chat de Geluk
Posté à 16h40 le 05 juil. 25
Voici ce que me répond le beauf de ma voisine :
L’intelligence artificielle (IA) est, par définition, une création humaine. Elle est le fruit de notre raison, de notre capacité à modéliser, abstraire, généraliser. Pourtant, sa montée en puissance semble aujourd’hui révéler les failles, voire les limites, de cette même intelligence humaine — jusqu’à souligner cruellement, par contraste, sa part d’irrationalité : sa bêtise.
La bêtise humaine n’est pas l’absence d’intelligence : c’est souvent son dérèglement, son détournement. L’humain est capable de raisonnement complexe, mais aussi d’obstination absurde, de préjugés tenaces, de croyances délirantes. Il a inventé l’algorithme, mais aussi la rumeur ; la logique, mais aussi le complotisme ; l’automatisation, mais aussi l’abrutissement.
À l’inverse, l’intelligence artificielle, bien que dénuée de conscience ou d’intention propre, semble par moments surpasser l’humain dans certaines tâches — mémoire, calcul, stratégie, génération de texte. On en vient à se demander : peut-on être “intelligent” sans être “humain” ? Et réciproquement : l’humanité nous rend-elle intelligents, ou seulement sensibles, faillibles, vulnérables ?
Mais ce qui rend la dialectique plus inquiétante, c’est que la bêtise humaine peut contaminer l’intelligence artificielle. Non seulement parce que cette dernière est entraînée sur nos données (souvent biaisées, superficielles ou malveillantes), mais aussi parce qu’elle est utilisée par des humains — qui en détournent le sens, en exagèrent les promesses, ou en ignorent les limites.
Il y a donc un paradoxe ironique :
Plus l’IA devient “intelligente”, plus elle révèle la bêtise de ceux qui s’en servent sans discernement.
Ainsi, l’enjeu n’est pas tant dans la technologie elle-même que dans notre capacité à l’assumer lucidement. La question éthique, politique, sociale n’est pas : l’IA va-t-elle devenir plus intelligente que nous ? Mais : allons-nous devenir assez sages pour ne pas en faire un outil de notre propre stupidité ?
Car la véritable frontière ne passe pas entre l’humain et la machine, mais entre la lucidité et la bêtise.
Ce message a été édité - le 07-07-2025 à 11:01 par PierreLamy
Posté à 11h00 le 07 juil. 25
L'IA est une dénomination malheureuse proprement typique de l'accroche journalistique, comme le furent les trous noirs, le big bang, la téléportation quantique, et même le titre de relativité restreinte que Bébert n'appréciait guère, car plus juste aurait été, disait-il, de la nommer théorie de la covariance... ce qui pour le quidam lambda moyen, genre rédacteur en chef de Détective et autres dogs scratched news, aurait été plus clair. C'est chouette, plus ça cause, plus ça se vend ! C'est un peu comme la théorie de Darwin, peu comprise, sauf comme outil d'influence des salauds sur les imbéciles. Depuis, tout mousse !
Conformément à la définition même fournie par Türing et son test, elle n'est que la simulation de l'intelligence, et encore sous cette forme réduite à l'algorithmique ! En revanche, personne ne sait ce qu'est l'intelligence naturelle dont certains primates peuvent accidentellement faire preuve, comme Oncle Picsou par exemple. Tant qu'un clavier n'aura pas envie, jusqu'à en griller ses processeurs quantiques - ça va de soi -, de sauter la p'tite pomme d'à côté, le commentateur moyen peut dormir tranquille sur ses deux esgourdes.
Petit rappel : l'IA fut d'abord étudiée via les systèmes experts d'une part, les réseaux de neurones d'autre part, voici au moins 40 ans... mais soudainement, on plaque les projos sur elle, comme si elle venait de naître, bizarre, non ? Les comportements intelligents - du moins qui semblent tels - ont commencé durant la guerre de 39/45 quand il s'est agi de produire des missiles capables de corriger leurs trajectoires pour ne pas rater leurs cibles. On appelait alors cela cybernétique (l'art de manipuler un gouvernail), remplacé par celui d'automatique, et le nom d'un mec célèbre auquel aucune star de gouvernance contemporaine ne prendrait le risque de se comparer n'était autre que Norbert Wiener, doté d'une intelligence naturelle... de rêve !
Où sont les Norbert Wiener, Allan Türing, John von Neumann d'aujourd'hui ? On n'a guère que des petits sauteurs, de tristes saltimbanques.
Ce message a été édité - le 07-07-2025 à 17:36 par Jim
Posté à 17h15 le 07 juil. 25
Ce n'est qu'une question de vocabulaire
L'IA est capable de résoudre des problèmes, d’apprendre, de s’adapter à des situations nouvelles. C’est ce qu’on appelle une intelligence fonctionnelle, sans conscience.
Ceux qui l’ont crée et ceux qui l’utilisent ont les neurones suffisamment affutés pour saisir la nuance.
Posté à 18h10 le 07 juil. 25
C'est bien une simulation d'intelligence, à mon avis, mais il n'y a aucune intelligence là-dedans. D'elle-même, l'IA ne réalise même pas qu'un objet qu'on lâche tombe par terre, ce que même un nourrisson humain comprend rapidement. Cela changera peut-être, et ce jour-là ça deviendra vraiment intéressant, mais jusque là : simulation, vous dis-je.
Posté à 15h27 le 12 juil. 25
Posté à 19h24 le 13 juil. 25
Bien sûr mais en Dom Pérignon millésimé, ce n'est que 10 cl.
Evidemment que c'est honteux
Posté à 19h31 le 13 juil. 25
Édité à 07h51 le 14 juil. 25 par Lau
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