Il me faudrait dormir vu la nuit avancée ;
Mais, ni le thé ni le café, dans le sommeil,
Ne plongent en torpeur mon antenne en éveil,
Laquelle vibre à fièvre du jour balancée.
Qu'importe la fréquence, elle est bien cadencée
Pour endormir l'esprit, tandis qu'aucun réveil
Ne chante, sous mon crâne, au lever du soleil.
Est-il une journée qui n'ait été dansée ?
La lumière d'écran me bousille les yeux ;
Ils sèchent, je les frotte, ils me sont cet indice
Que, sans le désirer, l'animal devient vieux.
Si je n'ai nul espoir, me possède un caprice !
Quand le jour s'éteindra, je trouverai fort bon
Que ce soit d'appuyer sur ce petit bouton.
©JIM